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Loin de Salbris

jeudi 23 octobre 2008


Plusieurs Salbrisiens éloignés de Sologne nous ont demandé un espace pour s’exprimer, donner des nouvelles ou donner un avis sur la vie Salbrisienne.

Cette rubrique est à eux.

La commune se réserve la possibilité de publier certaines réactions dans le bulletin municipal.

Le Premier adjoint, Pascal SAUVAGET

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11 Messages de forum

  • Loin de Salbris

    28 avril 2009 17:23
    (Commentaire n°306)
    Mayotte, en ce moment, grande braderie sur les scolo ! C’est quoi ce truc ? Un mille pattes de 2 cm à 25 cm, doté de crochets et d’un venin TRES TRES douloureux. Allez savoir pourquoi, ces bestioles sont de sorties. Ou plutôt devrais je dire : de rentrée : elles cherchent à entrer dans les maisons, et y arrivent sans peine. Deux solutions, traiter ( style gazage de tranchées ) et surveiller. Surveiller quoi . Où on met les pieds, la tète quand on se couche ( elle se cachent entre les draps, sous les oreillers ) vérifier le sol de la douche, et.....les plafonds, car elles grimpent puis tombent....avec un peu de chance pas sur vous. Bref, pour dire vrai, là, raz les couettes !!! Mais bon, la semaine prochaine, je bénéficie d’une auxiliaire sanitaire de compétition : Margareth bis, une poule Mahoraise, que je vais nourrir juste ce qu’il faut pour ne pas la faire crever de faim, et la motiver pour bouloter tout ce qui grouille !! Et pour le moment elle va se régaler

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  • L.A.

    5 novembre 2008 22:13
    (Commentaire n°156)
    Pour ceux qui me reconnaissent, je suis depuis 3 ans à à L.A. ....

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    • L.A. 8 novembre 2008 08:57
      (Commentaire n°164, répond au commentaire 156)

      et moi à Mayotte, après 2 ans en Guyane. Ici c’est l’été, fin de la période hivernale qui se situe en Juillet aout, et pendant laquelle il ne fait "que" 28 ° . Eté donc, et début des grosses chaleurs, des pluies, et , on espère pas trop fortes, des tempètes.

      Hélène

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  • Cayenne 2006/2008

    23 octobre 2008 12:22
    (Commentaire n°127)
    • Cayenne 2006/2008 8 novembre 2008 18:18
      (Commentaire n°167, répond au commentaire 127)
      manifestement, je ne suis pas douée en informatique, et ce que j’avais marqué le 23 octobre a disparu. Je recommence donc : Escapade de deux ans en Guyane. Des aspects positifs, et d’autres négatifs, qui pourtant, ne me découragent pas d’y retourner un jour. Pour commencer : les paysages magnifiques, même si ils sont parfois dégradés par les déchets jetés n’importe où, ou polués par les chercheurs d’or. Je dois reconnaître que la navigation en pirogue sur le Maroni laisse un souvenir inoubliable, et nous montre de manière cruelle la différence de niveau de vie entre « la ville » et « la campagne ». Eau courante ? Sanitaire ? N’y pensez même pas si vous n’avez pas récupéré l’eau de pluie et creusé votre fosse d’évacuation. Sur le fleuve, les enfants se regroupent pour aller à l’école en pirogue, et le danger est parfois réel de traverser les remous en frolant les rochers immergés. Les animaux ? Rien de bien effrayant en fait. Les seuls qui soient vraiment agaçants sont les moustiques, nombreux, motivés. Les araignées ? 3 vues en 2 ans. Les anacondas ? 1 vu en 2 ans. Les paresseux ? Plein, et quel bonheur de les tenir dans ses bras. Les iguanes ? Plein, et quelle purge que d’avoir du déloger celui d’1 m 20 qui avait oser entrer dans le salon. Aspects négatifs ? Le délabrement des villes, l’état abomifreux des routes, une hargne incroyable de certains guyanais envers tout ce qui ne l’est pas à leurs yeux, toutes couleurs confondues, pas de jalou ; le danger quotidien ( ne pas espérer se passer de barreaux aux fenètres et aux portes, ni de ne pas ètre armé chez soi) et réel, pas de la crainte non fondée. Des sources d’agacement ? Beaucoup. Les horaires des magasins, calés de manière à ne pas déranger la sieste, la pénurie permanente, les prix ( 12 € le kg de fromage blanc, etc ), le code de la route qui relève du concept, et l’image détestable véhiculée par deux crétins qui,se « perdant » en forèt, ont couté une fortune en moyens de recherche, l’état des écoles ? des ruines où s’entassent 32 élèves par classe en primaire ). Et partout, une misère que nous n’imaginons pas possible, rendant inévitable la prostitution, le commerce de crack, et les trafics en tous genres. Pas tout à fait le far west, mais bon, pas trop zen non plus. Cosmopolite en tout cas : des Brésiliens croisent des Chinois, des Negre marron ( pas d’insulte dans ce terme, c’est le nom des anciens esclaves qui sont restés "entre eux" et se nomment ainsi,)et des amérindiens, et de l’européen . Voilà, heureuse d’y avoir vécu, des souvenirs dans les yeux de mon fils, qui, si je l’avais écouté, serait resté, à l’année, vivre sur le fleuve ( comprendre : sur le Maroni, en pirogue, dans une cabane de bois et de roseaux ) Départ pour Mayotte. Suite au prochain épisode donc. H.Beaulieu

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      • Premiers écho de Mayotte 19 novembre 2008 11:49, par H.Beaulieu
        (Commentaire n°198, répond au commentaire 167)
        Première présentation, la taille de l’ile : vous faites Salbris/Orléans, vous l’avez traversé du Nord au Sud, Salbris / Romorantin vous la traversez d’est en ouest. Petit donc. Autour, la mer, ou plutôt le lagon, bleu clair comme dans les films. Au milieu ? des routes escarpées, l’ile fait partie d’une série de volcans retournés, de la végétation parfois dense, parfois lépreuse ( déforestation due aux cultures) La population est nombreuse ( trop diront certains) en grande majorité très jeune ( on dit que plus de 60 % de la population a moins de 25 ans)Les femmes sont vètues de robes enroulées autour d’elle, en tissus vif, les hommes à l’europeenne ou en robe de type arabe. Encore beaucoup de femmes portent ce masque de terre qu’elle s’appliquent sur le visage. Si dans des cartes postales, vous voyez des bangas ( habitat traditionnel) oubliez, ce n’est plus qu’une légende. Les maisons sont, en majorité, soit en dur mais non finies, soit de méchantes cabanes de toles ( imaginez avec le soleil, ou pire, par temps de pluie) posées à même cette terre rouge, fine, qui s’envole au moindre vent, et recouvre tout. L’aspect fait assez miséreux pour tout dire. Des quartiers sont pourtant corrects, mais les prix des loyers dissuadent les mahorais d’y vivre ( le smic Mahorais est à 75 % du smic Français), ce qui crée des clivages entre population. Ce qui choque le plus, c’est la saleté, encore plus que la pauvreté criante. Les poubelles s’entassent et sont ramassées, mais avant, les enfants affamés les auront pillées et répandues, suivis de près par les chèvres ( le chevreuil local en quelque sorte) qui fouillent dedans, et finissent de les répandre, fermement encadrées par une armée de poules, qui gratent, et gratent, et gratent. Les déchets sont jetés à même le sol, même quand il y a une poubelle à proximité. Il n’y a que dans les contrées reculées ( tout est relatif vue la taille de l’ile) qu’on a un espace propre. Coté sanitaire, méfiance. Depuis 2 semaines, nous sommes avertis d’une augmentation des cas de typhoïde ; la syphilis, la lèpre, la tuberculose, le sida, sont présents, et les personnes atteintes nombreuses. Eviter de boire de l’eau du robinet,soigner le moindre bobo, craindre les moustiques comme la peste ( palu et fièvre du rift oblige). Voilà pour la première description. Pas de panique, j’y suis bien malgré tout, ma mère vous dira que c’est le pire endroit qu’elle ait vu. C’est une occasion unique d’apprécier le confort quand on rentre en métropole, et de ne plus raler d’un quotidien qui nous semble trop dur. Prochaine description, les paysages. je vais tenter de creer un blog accessible avec des photos, où je placerai aussi celles de Guyane. H.Beaulieu

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        • Premiers écho de Mayotte 3 décembre 2008 13:57, par hélène baron
          (Commentaire n°200, répond au commentaire 198)
          un petit coucou d’une salbrisienne qui porte le meme prénom que toi,je sais par ta maman que tu as exercé en guyane et que maintenant tu est à mayotte. je connais un peu la guyane pour y avoir été en vacances quelques semaines ,voir mon fils qui a travaillé au centre spatial guyanais à kourou,c’était mon premier grand voyage,et j’en garde un bon souvenir,quel émerveillement de voir ces grandes forets avec des arbres gigantesques,rien à voir avec la sologne.les animaux également,le tapir,les agoutis,les petits singes(mains jaunes). tu as du visiter les iles du salut,et vu le camp de la transportation ainsi que la piscine des bagnards j’espère que tu te plais à mayotte. au plaisir. hélène

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          • Premères vacances de Mayotte à salbris 19 décembre 2008 17:22, par Hélène Beaulieu
            (Commentaire n°201, répond au commentaire 200)
            Si les séjours en vacances de Cayenne à salbris étaient un peu dépaysants, celui de Décembre,venant de mayotte est tout simplement un autre monde. Arrivée dimanche, premier constat : il fait froid, mais bon, même s’il avait fait 28 je me serais caillée, car je suis partie avec 33 à l’ombre ; Second choc, le réveil le lundi : ayant laissé ma maison et les chiens à la garde d’un jeune du coin, ce dernier me téléphone à 7 h, pour m’informer, un peu perdu que " madame, la voiture est sous l’eau, et mes pieds sont dans l’eau" Et moi de réaliser que si ses pieds étaient dans l’eau, et mon téléphone dans la maison, c’est que l’eau était dans la maison !! pas moins de 25 cm, partout ! Appel de voisins en urgence, qui m’assurent que, "non non, t’affolle pas, c’est pas si grave que ça" pendant que j’entends le "floc floc" que fait leur pas pendant qu’ils regardent l’eau dans la maison. Bref, c’est là qu’on apprécie à sa juste valeur la solidarité entre nous. Car une grosse tempète tropicale est tombée sur l’ile ( 1 mois d’eau en 6 heures) et si je me suis retrouvée avec de l’eau dans la maison, beaucoup n’ont plus de cabane du tout.Pour vous faire une idée : www.rfo.fr ( cliquer sur Mayotte, puis sur "journaux d’afrique etc ", puis sur la date du 15 décembre ) Autre surprise ? de voir des magasins avec des marchandises, mangeables, propres ( sans rire, j’en avais perdu l’habitude ) et je pense que je vais revenir avec 5 kg de plus, car depuis, je mange comme un orgre tout ce dont je suis privée : steack, jambonneau de porc cuit au jus, huitres, fromages, yaourts ( nous devons les faire nous même) chocolat ( qui n’est ni fondu, ni moisi ) J’ai souri ce matin, en voyant dans la haie de l’école Saint Georges, une canette de coca vide. J’en ai été désolée, puis de sourire à la pensée qu’à mayotte, canettes et poubelles se disputent l’espace, et que l(ile est une vaste décharge à ciel ouvert. Voilà, encore 3 semaines pour me retaper, et on y retourne pour 6 mois. Entre temps, escapade à Madagascar ;

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          • Premiere victoire remportée à Mayotte 31 janvier 2009 04:38, par H.Beaulieu
            (Commentaire n°243, répond au commentaire 200)
            Nous avons remporté une première victoire dans notre quartier. Il s’agit de logement propriétés d’une société immmobilière, qui nous les loue à prix d’or. Mais si les logements sont privés, la voie pour y acceder l’est aussi, et.....enfin, était, tant elle ne se réduisait qu’à une tranchée post bombardement. Nous devions emprunter une piste et y laisser la moitié de nos voitures. Là dessus, s’y ajoutait le voisinage des scolopandres( mille pates de 25 cm qui piquent de manière affreuse), des rats de bonne taille, et de moustiques. La raison : et bien une cascade de réactions en fait : vous vous souvenez, en décembre, inondation. Ce qui a fini de dégrader les caniveaux non entretenus, d’y compacter les déchets non ramassés, et de déloger les rats qui ont du se trouver un autre logement. Il se trouve que nous avons onc monté une association, et HARCELE cette société : guerre psychologique tout d’abord, par envoie de photos de rats capturés, avec promesse de lachage de rats dans leurs bureaux, mails en nombre, y compris aux élus qui siègent au conseil d’adminsitration de cette société, et la presse, et menaces de barrages filtrants en ville ( à savoir, ici, vous bloquer UNE route, vous bloquez TOUTE l’ile ). Un de ces élus m’a même expliqué que je ne devais avoir aucune notion de la difficulté du travail d’un élu pour demander à pouvoir rouler sur une vraie route !! mouhahahaha ! j’ai bien aimé la blague, et lui, moins aimé ma réponse ! Bref, on a gagné, en deux semaines, ils ont faits ce qu’ils se refusent à faire depuis des années : la route est en réfection ( une vraie, en béton, solide) les caniveaux vidés, les déchets ramassés, on a même vu arriver des poubelles ! et les branchages coupés. Et notre association a gagné...........5 colonnes d’article dans la presse locale, afin de montrer que quand on se mobilise, ça marche.

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          • escapade au Kénia 19 mars 2009 19:37
            (Commentaire n°284, répond au commentaire 200)
            Comme pratiquement tous les Europeens de Mayotte, les vacances sont l’occasion de faire des fugues. Certains vont à Madagascar ( bon, en ce moment, on laisse tomber), d’autres à la Réunion, ou encore en Afrique. Pour ma part, ça a été le Kénia. Cadeau d’anniversaire pour mon fils. Première surprise, des noms qui nous plongent dans un film célèbre : Karen, quartier de Nairobi construit sur l’ancienne propriété de Karen Blixen, ou un panneau " Delamere " devant la propriété des descendants de lord Delamere. Seconde surprise, le différence gigantesque entre le modernisme de Nairobi et la rusticité de la vie en campagne. Dépaysement relatif donc. Mais étonnement devant les Masaïs en costume traditionnels dans leur vie de tous les jours, ou d’autres ethnies aussi. Mais la plus grande surprise fut, sur la route en direction de Samburu, de traverser d’immenses champs de blé ( oui, de blé) de tournesol, de haricots verts, et d’observer, entre des bosquets, des vaches normandes en train de brouter. La beauce mitigée normandie sur des hectares. Plus classique, la visite des réserves. Certains regrèteront ces milliers d’hectares cloturés, mais il ne faut pas ignorer que sans ces parcs, il n’y aurait plus aucun animal sauvage en Afrique ; Aucune intervention humaine, ci ce n’est de transferer des animaux en surnombre sans prédateur naturel. Du coup, nous avons pu assister à la capture de phacochères par deux chacals, et au face à face avec une lionne, franchement agacée que nous l’ayons dérangée au cours de sa chasse. Bref, un très bon souvenir. C’est du tourisme, oui, j’en conviens, mais une réalité est à prendre en compte : le Kénia se remet à peine des évènements politiques d’il y a deux ans. Cette crise à fait peur à de nombreux touristes potentiels, et a plongé le pays dans un grand marasme financier. Aussi, le tourisme est une source capitale de travail pour beaucoup. H.Beaulieu

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            • escapade au Kénia 3 septembre 2009 08:34
              (Commentaire n°384, répond au commentaire 284)

              - pour avoir visiter de nombreuses fois ( LE KENYA ) ceci est l’hortoqraphe exact. AKUNA MATATA COMME ON DIT LAS-BAS

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