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Vos questions autour du projet PROLOGIS

La Mairie de Salbris vous répond

mardi 14 octobre 2008, par La Mairie


Les Salbrisiens ont bénéficié de larges informations sur la nature et le contenu du projet Prologis. Devant la montée en puissance des questionnements initiés par des administrés de communes voisines, la Mairie de Salbris a réalisé un inventaire des questions posées et y apporte des réponses. Ces réponses sont une synthèse d’éléments largement développés depuis 2006 dans les parutions des collectivités, dans la presse ou d’informations diffusées dans les réunions publiques.

Quelle est la nature de cette plateforme et quelles activités y seront menées ?

Les évolutions des normes européennes en matière de sécurité industrielle et d’environnement contraignent les industriels et les logisticiens à mettre en place des outils d’exploitation toujours plus sophistiqués. La plateforme a justement vocation à accueillir des activités logistiques, qui auront la possibilité de stocker des produits classés (23 rubriques répondant aux critères des installations classées et aux exigences de protections environnementales).

La plateforme sera composée de 11 bâtiments, tous reliés au fer sur une surface totale de 245 590 m² d’entrepôts et 12 750 m² de bureaux. Le Parc d’activités logistiques de Salbris ne proposera pas de foncier, uniquement des bâtiments en location. La commercialisation de l’ensemble du parc d’activités est prévue sur une période 3 à 5 ans à partir de 2010.

Les locataires seront, d’après les caractéristiques du site et les premiers contacts commerciaux des investisseurs à 50% des logisticiens et à 50% des industriels, qui développeront eux-mêmes leur activité logistique.

Les parcs logistiques de ce type accueillent 3 types d’entreprises :
- des logisticiens - transporteurs
- des entreprises qui développent leurs sites logistiques en propre
- des entreprises de services, qui s’installent sur les plateformes pour être à proximité de leurs clients

Combien et quels emplois seront créés par ce site ?

Une étude d’impact économique et sociale réalisée par les communautés de communes de Salbris, Neuvy-sur-Barangeon, Vierzon et Romorantin estime que la plateforme générera 750 emplois à terme, avec 10% de cadres, 15% de techniciens et 75% d’opérateurs

Concernant la répartition du profil des salariés, l’étude dit qu’elle peut varier selon l’activité de l’entreprise. Pour les logisticiens : 5 à 10% de cadres 10 à 15% de techniciens 70 à 90% d’opérateurs Pour les chargeurs : 10 à 15% de cadres 15 à 25% de techniciens 60 à 70% d’opérateurs

Les postes d’opérateurs peuvent être occupés par des caristes, des préparateurs de commandes, des magasiniers ou des gestionnaires de commandes. Les caristes restent les profils les plus nombreux, à hauteur de 50% minimum des opérateurs selon l’étude, mais le promoteur avance des emplois plus qualifiés et renvoie le nombre de caristes à 30 %. Les postes sont également cumulables (cariste – magasinier, ou cariste – préparateur de commandes).

Comment l’étude arrive à ces chiffres ? Sur les parcs d’activités logistiques, le nombre moyen d’emploi se situe globalement à 30 emplois pour 10 000m² d’entrepôts. Hormis le secteur de la messagerie, qui emploie de nombreux chauffeurs, le ratio de référence à 30 emplois par hectares bâtis se vérifie. Il pourra être légèrement plus important pour une entreprise qui développe un aspect gestion et administration sur son site, et non purement logistique. Un nombre de salariés et de profils variés selon l’activité principale de l’entreprise, avec une particularité forte pour les entreprises spécialisées dans la messagerie.

Qu’est-ce que l’emploi induit ?

D’après l’étude, les emplois induits sont ceux que la plate-forme génère. Ces emplois indirects seront nombreux, dans le secteur des transports en majorité. Notons que les créations d’emplois sont diffuses sur la région (dans un large bassin de 50 km). Les emplois induits seront de 2 types :
- les transporteurs et les activités liées au transport (centre routier, mécanique…). Dans ce type d’activités, l’étude annonce environ 1200 emplois maintenus ou crées, au niveau régional.
- les prestataires qui touchent les secteurs suivants : informatique, nettoyage, entretien des bâtiments, entretien des espaces verts, gardiennage, maintenance de poids lourds, maintenance de chariots élévateurs, fournitures de bureaux, emballages, papiers et plastiques, produits d’entretien, palettes. Sur ces secteurs, il est difficile de quantifier exactement l’emploi induit, qui dépendra du niveau d’externalisation des entreprises de la plateforme. L’étude retient une base prudente de 50 emplois crées ou maintenus.

S’agit-il de produits très dangereux comme AZF ?

La « Logistique SEVESO » est un terme à démystifier. Assimilé à la pétrochimie ou à la pyrotechnie, le label « Seveso 2 » suffit bien souvent pour éveiller les craintes. Or en matière de logistique il s’agit souvent du stockage de produits de grande consommation, banals, non dangereux (présents chez le particulier, dans les hypermarchés) qui, stockés en quantité importante, tombent sous la classification Seveso. Ce qui entraîne la mise en place de paramètres de sécurité spécifiques. En vérité un entrepôt classé SEVESO est un gage de sécurité. Cette classification apporte au final une réelle sûreté pour la zone, les riverains ou le client. Les normes sont très strictes, les contrôles fréquents, les études d’impacts poussées et les constructions réalisées en conséquence pour mettre en place des parcs et entrepôts sécurisés : murs coupe-feu, sprinklage, revêtements thermiques, grillages, gardiennage, …

Les normes européennes en matière de sécurité et de stockage ont rapidement évolué ces dernières années et sont toujours plus drastiques. Les nouvelles normes amènent en particulier à revoir à la hausse les règles de sécurité en matière de stockage de produits finis. De plus en plus d’entrepôts de produits de consommation courante (produits cosmétiques, textile, pièces plastiques, …) doivent désormais répondre aux normes de la dernière classification Seveso qui date de mi 2005 et qui évolue sans cesse.

Dans la terminologie de « Seveso 2 », le « 2 » ne veut pas dire que nous sommes face à un stockage qui serait plus dangereux que s’il s’appelait « Seveso 1 », mais tout simplement que la directive européenne sur la sécurité industrielle n°2 succède à la directive n°1 !

Pourtant environ 3/ 4 des entrepôts en France ne sont sans doute plus aux normes, c’était probablement le cas de l’entrepôt logistique AZF à Toulouse.

L’enjeu du projet de Salbris est justement d’offrir une superstructure hyper sécurisée où les produits seront stockés dans une sécurité optimisée pour les personnes et pour l’environnement. Si nous voulons éviter que chaque fond de zone industrielle soit occupé par un stockage précaire de produits potentiellement dangereux à proximité de secteurs habités, il faut répondre aux objectifs fixés par la législation environnementale européenne et réaliser des projets comme celui de Salbris.

Alors certes, les produits stockés à Salbris seront potentiellement dangereux ; des milliers de litres de parfum, c’est dangereux. Des milliers de bombes aérosol c’est dangereux. Mais le site est conçu spécialement pour les recevoir.

Est-ce que le site est susceptible de recevoir des produits considérés comme « très toxiques » ?

Le dossier de demande d’autorisation d’exploitation déposé par le promoteur DERET-PROLOGIS renvoie à des substances toxiques. Tel qu’il a été expliqué par l’exploitant lors des réunions publiques, cela peut concerner des produits de consommation courante tel l’engrais du potager. Cela peut concerner des produits à usage industriel comme les gaz utilisés dans des appareils électroménagers. En fait le caractère mixte du site (logistique et industrie) fait que la chaîne de production s’est invitée dans l’atelier de logistique. Le conditionnement d’un congélateur pourrait ainsi concerner non seulement son emballage et son acheminement vers les points de vente, mais aussi sa mise sous pression en gaz fréon [correction du 10/11/08 - le fréon n’est désormais plus utilisé dans les réfrigérateurs ce gaz a été cité par erreur dans cette note - dans les commentaires ci-dessous, des Internautes ont corrigé cette erreur]. Les industriels délèguent ainsi à leur logisticien la partie d’activité soumise à la législation SEVESO. La Plate-forme est ainsi susceptible d’accueillir des produits considérés comme « très toxiques » par la législation SEVESO.

Certains opposants au projet ont d’ailleurs pris l’initiative d’utiliser les icônes effrayants qui accompagnent certaines nomenclatures ICPE (une tête de mort pour les produits toxiques) afin de décrédibiliser le projet. Il s’agit là d’un bel exemple de démagogie.

Précisons aussi que l’arrêté d’autorisation d’exploiter délivrée par Monsieur le Préfet concerne plus d’une vingtaine de nomenclatures de la législation SEVESO. Cela ne veut pas dire que toutes ces nomenclatures seront utilisées à Salbris. Les promoteurs sont actuellement en phase de commercialisation de la plate-forme ; ils recherchent des industriels intéressés. Pour avoir un marché de prospection le plus large possible, ils ont demandé une autorisation la plus large possible.

L’activité va-t-elle générer des camions ?

La communauté de commune a engagé une étude pour connaître la réalité du trafic engendré par la plate-forme. Cette étude, réalisée sans concession, donne des indications précises et permet d’anticiper les points potentiellement sensibles.

Pour bien appréhender les volumes concernés, on peut préciser en introduction que la Nationale 20 (RD2020) génère chaque jour entre 800 et 900 camions.

L’étude avance un nombre maximum de camions susceptibles de se rendre sur la plate-forme chaque jour à 650. Cette estimation est la plus haute et renvoie à une plateforme totalement occupée (entre 3 à 5 ans après son ouverture). Les camions devront desservir la plate-forme depuis l’A 71 par la RD 724 sur 4 km et par une nouvelle route construite par le Conseil général pour éviter la traversée des bourgs de La Ferté Imbault et Selles Saint Denis. Si on considère que les camions se rendent à la plate-forme et en repartent (rotation) dans la même journée sur cette seule et même route, il est logique de multiplier le nombre de camions par 2 pour évaluer le trafic entre la plate-forme et l’A 71. Cela renvoie à une estimation haute de 1 300. La caractéristique des entreprises qui devraient s’implanter et la position géographique du site permettent à priori de penser que les flux de circulation devraient être réguliers, et ne pas subir de pics d’activités, notamment saisonniers. Globalement, la circulation des poids lourds débuterait à partir de 4h du matin, avec des pics de 6 à 10h puis de 14 à 17h.

La communauté de communes à souhaité connaître l’impact le plus délicat et a fait estimé le flux de camions qui serait généré si la plateforme s’étendait un jour jusqu’au Groupe B et au-delà jusqu’aux terrains situés au nord. L’étude a révélé que si tous ces secteurs étaient dédiés à la logistique, le volume de rotations supplémentaires serait de 300. Les opposants au projet fustigent cet effort de précaution, de transparence et de sécurité en accusant la commune de Salbris et le Conseil général d’avoir un projet « caché » au-delà de Prologis. Cette allégation est mensongère. Par contre, il est du devoir des pouvoirs publics d’anticiper l’arrivée de nouvelles activités et de matérialiser cette anticipation dans le Plan Local d’Urbanisme (voir plus loin). Précisons ici qu’il n’a jamais été dans l’intention des collectivités de faire de la logistique exclusive du groupe A jusqu’à la RD 121. L’étude qui annonce 300 rotations supplémentaires si tel était le cas démontre que ce n’est pas souhaitable.

Pour connaître les éventuelles nuisances générées par la plate-forme, la communauté de communes est allée au-delà de la seule problématique des poids lourds. Elle a fait aussi évaluer les flux de véhicules légers correspondant au nombre de salariés puisque la grande majorité se déplacera probablement avec son propre Véhicule, même si pour autant, cela dépendra des transports en commun développés pour desservir la plateforme. Dans les autres grandes plate-formes, les salariés habitent en majorité à moins de 20 km du site, surtout lorsque les sites sont localisés en dehors des centres urbains. Le passage de 700 véhicules légers est attendu

Les collectivités ont recherché à savoir s’il était possible de restreindre l’accès à la plate-forme uniquement depuis l’autoroute. Ce n’est pas possible pour les véhicules des salariés qui viendront pour la plupart des communes environnantes. Concernant les poids lourds, si aucune réglementation restreignant les accès n’est mise en œuvre, l’étude démontre qu’il existe des risques d’accès en provenance de Blois ou de Romorantin Lanthenay, ce qui perturberait gravement la tranquillité des bourgs de Marcilly en Gault, Selles Saint Denis ou La Ferté Imbault. Les RD 724 et 121 n’ont pas les pré-requis pour accepter un trafic lourd important. Si les camions étaient autorisés à passer partout, des problèmes se poseraient rapidement (nuisances en traversée de bourg, désordres structurels des infrastructures, insécurité routière…). Il sera donc nécessaire d’interdire totalement les poids lourds sur certains secteurs, même s’il convient de souligner que l’interdiction des poids lourds ne peut pas concerner les poids lourds en desserte locale. Les restrictions éviteront l’arrivée de nouveaux camions, mais ne supprimeront donc pas tout le trafic actuel dont se plaignent déjà les riverains. Il est possible que des messageries (véhicules légers) issues de la plate-forme transitent par ces secteurs pour réaliser des dessertes régionales.

Précisons que le respect des arrêtés de restriction de la circulation nécessite la présence de gendarmes. La commune de Salbris a décidé de construire deux nouvelles casernes de gendarmerie, financées pour l’instant par le seul contribuable Salbrisien avec des subventions d’Etat.

L’essentiel des mouvements de poids lourds viendront de la RD 724 (menant à l’autoroute). Cette route accueillera en moyenne un poids lourd toutes les 48 secondes par sens de circulation. Il est effectif et avéré que ceci est de nature à changer complètement l’image de la RD 724 entre le site et l’autoroute. Sur ces 4 km, les spécialistes estiment qu’il serait plus accidentogène de passer en deux fois deux voies que de rester en deux voies.

L’étude pilotée par la communauté de communes a permis également de dégager 4 points particuliers qui doivent être traités avec attention. Il s’agit de :
- L’accès au site logistique
- La capacité des giratoires
- Les capacités de stockage au péage
- Le stationnement à l’extérieur du pôle

Concernant l’accès au site, le projet ne comporte qu’un seul et unique accès. Cette configuration est un handicap au bon fonctionnement du pôle dans la mesure où celui-ci, classé Seveso, est soumis à un contrôle d’accès. Les poids lourds, les salariés et les visiteurs devront attendre et subir les formalités d’accès et de sortie en un même lieu, Des encombrements sont à attendre surtout aux heures d’embauche et de débauche de la mi-journée. Ces périodes risquent d’être ainsi des moments accidentogènes. La montée en puissance de la plateforme sera progressive (sur 3 à 5 ans), l’étude de la communauté de communes a permis de dégager la nécessité de mettre en place un comité de suivi de la montée en puissance qui veillera à contrôler les problématiques d’accès. Ce comité de suivi préconisera des actions en fonction des problématiques rencontrées

Concernant les giratoires, compte tenu de leur dimensionnement, ceux-ci permettent de gérer le trafic, excepté aux heures de débauche et d’embauche. En effet, à ces moments-là, l’entrée du giratoire pourra être embouteillée. Deux éléments sont à redouter :
- Une saturation ponctuelle à la mi- journée aux heures d’embauche.
- Une insécurité potentielle entre les différents flux (Poids Lourds, Véhicules légers, deux roues motorisés) L’étude préconise de rechercher des solutions en dehors de l’augmentation des caractéristiques géométriques des ouvrages. Par exemple la possibilité d’étaler la plage horaire des entrées et des sorties, suite à un travail de coordination avec les entreprises ou développer les transports en commun (même si cette démarche peut être incompatible avec la première solution)

Concernant le péage de Salbris, actuellement, d’après les données de Cofiroute, on recense actuellement au péage de Salbris 100 à 110 véhicules par heure de pointe tous véhicules confondus en entrée et un nombre identique en sortie. L’étude estime que 75 poids lourds supplémentaires par heure dans chaque sens seront attendus à terme au péage. L’emprise foncière de l’A 71 permettra de réaliser les aménagements nécessaires à la fluidité du trafic.

Concernant le stationnement à l’extérieur du pôle, d’après les données de la SELC, 45 places de stationnement sont prévues à l’extérieur de la plate-forme, dont : - 30 places dédiées aux poids lourds - 15 places pour les véhicules légers. Cela est suffisant pour permettre le stockage des poids lourds le matin en attente à l’extérieur de la plate-forme. Il ne semble pas aujourd’hui nécessaire de prévoir son extension.

Les études relatives à l’impact du projet sur les déplacements et le trafic routier ont été présentées en réunion publique en juillet 2006. Il est malhonnête de dire que les collectivités n’auraient pas anticipé ou qu’elles n’informeraient pas la population !

Tous les chiffres que nous avançons ici renvoient à des hypothèses hautes de circulation de camions. Ils ne prennent pas en compte la mise en place du ferroutage qui fera à terme diminuer substantiellement le nombre de camions. L’augmentation du coût du carburant rend le ferroutage inéluctable.

Ce même surcoût des carburants a amené les industriels et les logisticiens à optimiser les flux en évitant les camions « à moitié pleins » de tel sorte que l’étude de 2006 doit être revue fortement à la baisse quant au nombre de camions.

Est-ce que les collectivités ont sérieusement appréhendé l’impact de la plateforme sur notre cadre de vie ?

La Communauté de communes de la Sologne des Rivières a tenu à bien appréhender l’impact de la plate-forme sur nos conditions de vie, non seulement pour les Salbrisiens, mais aussi pour les habitants des communes voisines. Comme une telle infrastructure doit être regardée dans un bassin de vie, l’étude a été menée en concertation avec les communautés de communes de Vierzon, Romorantin et Neuvy sur Barangeon.

Cette étude a donné lieu à de nombreux comités de pilotage alliant les élus locaux et les autres décideurs. De nombreux thèmes ont été abordés (urbanisme, logement, emploi, formation, transports, garde des enfants…).

La restitution de l’étude s’est faite publiquement et sans concession en juillet 2006.

Qui sont les opposants et que veulent-ils ?

On peut distinguer deux typologies d’opposants.

Il y a d’abord des grands propriétaires terriens, précisons bien que ceux-ci sont une minorité parmi les propriétaires de domaines et que la commune a reçu des témoignages de soutien de grands propriétaires fonciers. Certains propriétaires considèrent pourtant que la création d’activités est de nature à perturber leur quiétude ou à générer des moins values dans la valeur vénale de leur domaine. Ils disposent de moyens financiers considérables qui leur permettent de consacrer des dizaines de milliers d’€uros en honoraires d’avocats pour bloquer les projets de développement économique. Ces propriétaires se comptent sur les doits d’une main. Il y a une collusion certaine entre eux, à tel point que certains avocats ne savent plus quel projet ils ont attaqué, à l’instar d’un avocat parisien qui vient de perdre un contentieux dirigé contre le projet et qui affirme dans « Le Journal de la Sologne » qu’il n’a jamais attaqué la reconversion de GIAT, tout en développant une théorie fumeuse contre les permis de construire de Deret-Prologis…

On note aussi que des personnes issues de catégories sociales plus « communes » s’interrogent beaucoup. Quelquefois amenées par des personnes qui ont une résidence secondaire en Sologne, ils s’interrogent sur l’opportunité d’exposer la Sologne à des activités industrielles. Il est notable de constater que la quasi-totalité de ces personnes sont issues de villages voisins de Salbris. La commune de Salbris fait donc un effort d’exégèse pour que le projet soit bien connu par l’ensemble de la population du bassin, au-delà des frontières communales. Il faut aider le Conseil général à porter l’information dans les villages, sous l’égide des maires concernés.

On peut affirmer qu’il n’y a pas d’opposant qui soit issu du mouvement écologiste ou environnemental ; les partis écologistes et les associations de protection de l’environnement ont reconnu la qualité et le sérieux du projet. Ils insistent sur la nécessité de créer des structures de ce type pour respecter la législation industrielle et environnementale. Par contre, les opposants cités précédemment ont créé, sous la houlette de leurs avocats, des associations ayant pour objet la « défense de l’environnement ». Ces association sont de création récente, elle n’ont aucune publication, n’organisent aucune réunion. Il s’agit d’associations de circonstance qui sont là pour donner un « alibi moral » ou un « intérêt à agir » devant le juge.

Pourquoi l’adoption du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Salbris a suscité un débat autour du projet logistique ?

Le PLU de Salbris ne valide ni n’empêche le projet Deret-Prologis ; le terrain est une zone d’activité depuis l’entre deux guerres. La DUP du préfet, validée par le tribunal administratif malgré un contentieux, a déjà réalisé les aménagements nécessaires sur les documents d’urbanisme de la commune pour que la plate-forme puisse se faire. L’objet du PLU est de prévoir la gestion des sols sur les 10 à 20 ans à venir. Dans ce cadre, les commissions qui ont travaillé sur le PLU ont décidé de rendre « urbanisables » les terrains situés entre le groupe A et le groupe B. Cela ne veut pas dire que la commune a un autre projet logistique dans sa manche ; elle classe en 1AUx, c’est-à-dire urbanisable pour des activités « à caractère industriel, de transports et d’entreposages ainsi que les entreprises qui auront vocation à travailler avec les activités principales en place ».

L’étude d’impact annonce de nombreux emplois induits pour le bassin de vie, faut-il laisser filer ces emplois à 50 km ou leur proposer des sites d’implantation au plus près de la plate-forme. Tout cela s’inscrit dans la durée et dans le long terme, or le propre d’un PLU est de prévoir. Si les activités induites de la plate-forme sont susceptibles de créer des emplois, il faut prévoir des solutions pour que ces emplois soient Salbrisiens. Pour l’instant, ce secteur est laissé à la nature.

A l’initiative de résidents de communes voisines, le débat s’est également focalisé sur une plaine située au nord du groupe B. Cette plaine est classée 2AUx. Ce sigle renvoie à un secteur urbanisable à moyen ou long terme. En fait, cette plaine reste une zone naturelle, mais si un jour le secteur a besoin d’extension, c’est dans cette plaine qu’il faudra réaliser cette expansion. Pour rendre ce secteur constructible, une modification du PLU et une nouvelle enquête publique seraient nécessaires.

Pourquoi choisir aujourd’hui où pourrait s’étendre la zone dans 10 ou 20 ans ?

Le grand enjeu urbanistique du projet Prologis est de canaliser les flux de camions de telle sorte que les habitants de la région ne soient pas perturbés. La seule contrainte que nous acceptons ce sont les 4 km de cohabitation entre les camions et les voitures sur la route de Romorantin. Au-delà de cette route départementale, les camions qui desservent la plate-forme ne devront pas s’égarer. Une réglementation devra donc encadrer la desserte de la plate-forme.

Si de nouvelles activités génératrices de véhicules lourds ou de véhicules légers devaient s’installer demain, il serait important d’éviter qu’elles ne s’éparpillent dans l’environnement de Salbris. Il vaut mieux les voir positionner sur des secteurs dont la desserte est encadrée (Le PLU de Salbris prévoit donc des zones destinées à recevoir ce type d’activité pour le long terme). Il s’agit d’anticiper.

A ce jour il n’existe pas de projet « caché » de développement de la plate-forme contrairement à ce qu’allèguent certains opposants.

Y aura-t-il des retombées sur les services publics locaux ?

La commune de Salbris est une cité prospère depuis l’installation de l’Atelier de Chargement durant l’entre deux guerres. La montée en puissance des industries de défense a offert à cette cité de 6000 habitants des infrastructures et des services qui relèvent plus naturellement d’une commune de plus de 15 000 habitants. Les nouveaux arrivants sont souvent étonnés des services proposés, alors que les Salbrisiens qui quittent la Sologne pour des villes équivalentes s’étonnent de ne pas trouver les mêmes prestations.

Les départs successifs de GIAT, MBDA et Thomson ont privé la commune de grandes ressources fiscales. Par rapport à 1998, la commune a perdu 1 million d’Euros de ressource de Taxe professionnelle, alors que son budget de fonctionnement était (avant transfert de compétences vers l’intercommunalité) de 7 millions d’Euros. Les infrastructures sont par ailleurs vieillissantes et donc de plus en plus coûteuses en entretien ou en chauffage.

Les collectivités locales n’ont pas le droit d’emprunter pour leur fonctionnement. Devant la perte de ressources, la commune n’a que deux options : soit trouver de nouvelles ressources, soit supprimer des services.

La communauté de communes a fait évaluer les ressources fiscales attendues pour ce projet. Deux types de ressources doivent être distinguées ; celles qui seront issues du permis de construire et qui ne seront dues qu’une seule fois et les taxes locales annuelles qui seront versées chaque année.

Taxes liées au Permis de construire (TLE, TDCAUE, TDENS)

Commune 663 418 € Département 597 076 €

Les taxes annuelles

Taxe foncière sur les propriétés bâties Commune 701 799 € Communauté 22 731 € Département 448 230 € Région 111 096 €

Taxe professionnelle Commune 0 € (TPU – la communauté de communes reverse une allocation à la commune) Communauté 527 147 € Département 353 397 € Région 239 480 €

Ces sommes renvoient à la prospérité d’avant le départ des industries de défense.

Quand les premiers recrutements auront-ils lieux ?

Les contentieux déposés par des grands propriétaires terriens voisins ont clairement fait perdre du temps pour l’ouverture de la plate-forme. En effet, le financement privé de l’infrastructure s’élève à 150 000 000 €. A l’instar du banquier qui finance la construction de votre maison et qui vérifie que votre permis de construire ne fait pas l’objet de recours, les banquiers des promoteurs demandent la purge de tous les contentieux portant sur les autorisations administratives pour mettre le premier €uro sur la table.

La validation de la Déclaration d’Utilité Publique par le tribunal administratif d’Orléans a constitué une avancée significative. D’une manière générale, la crédibilité des recours est très altérée et les banquiers sont désormais susceptibles de passer outre les derniers contentieux.

Toutefois, ces recours nous ont déjà fait perdre plus d’un an (au-delà des emplois perdus, les chiffres des ressources fiscales développés juste avant permettra à chacun d’évaluer les pertes collectives de richesses), ces derniers mois, la législation SEVESO a encore été renforcée. Il va falloir évaluer s’il n’est pas nécessaire d’adapter le projet à ces nouvelles exigences, ce qui pourrait prendre encore quelques mois, d’autant que les autorisations actuelles pour l’exploitation du projet sont soumises à des dates de validité pour pourraient rendre nécessaire le dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation d’exploiter.

A titre d’exemple, une reprise complète du dossier « SEVESO » exigerait des études et une nouvelle enquête publique et la première pierre serait encore repoussée de 18 mois.

61 Messages de forum

  • Conclusions

    14 novembre 2008 18:41, par Jean-Pierre ALBERTINI - Maire de Salbris
    (Commentaire n°197)

    Les forums liés à cet article ont été fermés après un mois de mise en ligne.

    Je remercie les quelques 600 visiteurs différents et les contributeurs, même si les internautes qui ont laissé des commentaires se comptent en vérité sur les doigts des deux mains… Je précise qu’aucun forum n’a été censuré, à l’exclusion d’un seul que nous avons – peut-être à tort – considéré relever du canular et de l’usurpation d’identité (le filtre a effectivement fonctionné).

    En conclusion, j’aimerais redire que la plateforme Deret-Prologis est bien destinée à recevoir des produits de consommation courante. Je confirme que certains produits de consommation courante peuvent renvoyer à des pictogrammes « NOCIF » voire « TOXIQUE » tels que le prescrit la législation du travail. Mais ces pictogrammes ne font pas à eux seuls la législation ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement). Ils sont utilisés en matière de signalétique de sécurité et de santé pour identifier les produits chimiques. Je reconnais que certains commentaires de sceptiques ou d’opposants au projet avancent des connaissances en chimie, mais je dois corriger certaines de leurs allégations en leur précisant que la nomenclature ICPE se préoccupe aussi de la dangerosité liée aux volumes stockés et pas seulement à la dangerosité liée à la manipulation du produit. La nomenclature ICPE va au delà des pictogrammes. Le stockage en volumes importants d’un produit étiqueté « CORROSIF » peut être tout autant dangereux que le stockage d’un produit étiqueté « TRÈS TOXIQUE ». Les quantités stockées ont une importance capitale.

    Les 23 rubriques concernées par la plate-forme de Salbris sont disponibles en consultant l’arrêté d’autorisation d’exploiter que la commune a mis en ligne : http://www.salbris.com/html/Arrt ICPE Prologis 05.10.2006.pdf

    Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la nomenclature ICPE, je les renvoie vers ce lien :http://aida.ineris.fr/textes/nomenclature.pdf

    Je précise aussi que, contrairement à ce que sont venus alléguer certains internautes, les supermarchés ne sont pas dispensés de respecter la législation ICPE. Certains hypers ont par contre tendance à sous estimer leurs stocks pour être en dessous des seuils SEVESO.

    Les nomenclatures contenues dans l’arrêté d’autorisation d’exploiter la plate-forme de Salbris peuvent effectivement, pour certaines, ouvrir la possibilité de stocker en grade quantité des produits dangereux ou toxiques, mais cela n’a jamais été caché à la population.

    Il faut aussi redire que les produits toxiques resteront marginaux sur cette plateforme. Dire la vérité à la population, c’est expliquer que ce qui peut-être dangereux ce sont les volumes, car ils seront importants. Pour ce qui concerne la Mairie de Salbris, nous avons toujours défendu le projet en avançant que la préservation de notre environnement exige que ce type d’infrastructure hyper-sécurisée soit développé en lieu et place des hangars de fond de zone d’activité en secteur urbain. Mais la concentration implique des risques que nous n’avons jamais niés.

    Les collectivités publiques ont eu à arbitrer entre un risque maîtrisé et la certitude d’une richesse nouvelle pour notre bassin. Le choix de la richesse et des emplois a été fait. Mais ce choix a été fait en toute conscience, après avoir fait contrôler à l’État et à la DRIRE le sérieux et la qualité du projet. Rappelons que notre bassin avait fait, depuis l’entre deux guerres, sa richesse sur la gestion du risque industriel et que cela ne nous a pas trop mal réussi. À l’instar de beaucoup de Salbrisiens, je pense que la plateforme sera moins dangereuse que ne l’était le GIAT.

    Concernant l’information de la population, certains internautes ont pris soins de corriger ceux qui prétendent que l’information n’a pas été faite. Pour ce qui est de la Mairie de Salbris, il me semble en tout cas que nous n’avons rien à nous reprocher. Je tiens aussi à redire que je pense que tous les maires ont fait leur boulot. Certains internautes estiment le contraire et d’autres voudraient assimiler cette position à mes propos : je n’ai jamais écrit de telles choses.

    Ma position est sans ambigüité : le maître d’ouvrage, le Conseil Général, a fait son travail correctement et il l’a fait bien mieux que d’autres ne le font ailleurs. Quant aux maires, ils ne sont pas les pilotes de ce projet, mais il est manifeste qu’ils ont globalement bien relayé l’information, même s’il est possible que certains aient eu leur jugement altéré par la pression de propriétaires terriens qu’ils fréquentent.

    Afin de répondre à la demande de certains internautes, la Commune de Salbris met en lien les conclusions de l’enquête publique et de l’arrêté d’autorisation d’exploiter (en rappelant que ces documents ont été affichés et largement diffusés) : http://www.salbris.com/html/prologis.php

    Concernant les contentieux, je confirme que l’objectif commun des collectivités est de les voir disparaitre. Nous avons dès le départ recherché des conciliations avec les opposants au projet. Ils les ont refusées dans un premier temps. Après avoir échangé divers arguments – certains très durs – nous ne désespérons pas de pouvoir transiger. Sans trahir la discrétion nécessaire, je confirme que cette solution est à l’étude tout en rappelant que le maître d’ouvrage est le Conseil Général. En tout état de cause, les contentieux qui ont survécu ne me semblent plus être de nature à empêcher le projet.

    Merci à tous ceux qui ont participé à ces forums.

    Je relance l’invitation, déjà lancée et restée hélas sans réponse : tous ceux qui s’interrogent ou qui s’opposent trouveront ma porte ouverte au débat dès lors qu’ils s’inscrivent dans une discussion constructive et courtoise telle que ce fut le cas sur ces forums.

    Le Maire de Salbris, Jean-Pierre ALBERTINI

    Voir en ligne : Les conclusions de l’enquête publique et l’arrêté du Préfet

  • Vos questions autour du projet PROLOGIS

    9 novembre 2008 22:19
    (Commentaire n°179)

    La mairie attend beaucoup de l’implantation de la plateforme logistique Deret-Prologis ; elle attend avec impatience les diverses taxes dont elle sera bénéficiaire.

    Le Président de la République a décidé de supprimer notamment la taxe professionnelle qui revenait à la Communauté des Communes en grande majorité ;Salbris pouvait espérer un retour important de cette taxe de par sa taille .

    Une bonne partie des diverses taxes vont certes revenir à Salbris , mais la Communauté des Communes qui se doit assumer une partie des frais d’entretien liés à l’impantation ne sera-t-elle pas perdante dans cette exonération ?

    Les charges de la Communauté vont aller s’accroissant ;n’y a-t-il pas un risque de voir nos impôts réajuster à la hausse ?

    Quel sera le retour pour chacune des communes de la communauté ?

    Il est inutile de voiler la face , l’état compense très rarement les exonérations qu’il octroie aux uns ou aux autres .

    • Taxe Professionnelle 10 novembre 2008 14:52, par La Mairie
      (Commentaire n°181, répond au commentaire 179)

      Le projet d’exonération de la taxe professionnelle toucherait, s’il est mené à bien, les immobilisations liées à la "Recherche & Développement" des entreprises. Cette exonération ferait l’objet d’une compensation de la part de l’Etat à destination des collectivités, mais il faut peut-être retenir les réserves que vous évoquez pour ce qui est de cette compensation.

      Que cette réforme soit mise en œuvre ou non, il apparaît qu’elle ne concernera pas les activités envisagées sur la plate-forme, la communauté de communes n’a pour l’instant pas de crainte à avoir pour sa TP.

  • Les réponses d’un résident non primaire

    8 novembre 2008 00:20, par Solognot adoptif
    (Commentaire n°163)

    Ce forum est instructif

    1/ Aux gens d’ici

    Arrêtez un peu de stigmatiser les gens qui ont une résidence secondaire ; d’abord les résidents secondaires sont un apport économique non négligeable pour la Sologne qui soutient le commerce, l’artisanat, les restaurants… Par ailleurs, la grande majorité de ceux qui ont une résidence secondaire en Sologne ne sont pas opposés à ce projet créateur d’emplois, de nombreux emplois. Il ne faut pas tirer des généralités à partir d’un ou deux opposants.

    2/ Aux résidents secondaires qui s’opposent

    J’appartiens pour partie à votre catégorie. Personne n’est satisfait d’envisager des camions ou un site classé dans notre coin de nature. Mais qui sommes nous pour refuser des emplois à ceux qui n’ont qu’une seule résidence ici en Sologne. Quelles compétences avons-nous pour juger ce projet dès lors qu’un commissaire enquêteur et la DRIRE ont donné un avis favorable ?

    3/ Sur l’information de la population

    La prétendue absence d’information de la population a de quoi laisser perplexe lorsqu’on voit le niveau d’information dont disposent ceux qui viennent sur ce forum pour critiquer le projet. En essayant de démonter le projet, ils démontrent qu’ils ont une parfaite maîtrise du dossier et que donc rien ne leur a été caché. Celui qui demande des informations les a, c’est clair.

    Mais à la décharge de ceux qui crient au manque de communication, je peux rapporter le témoignage d’un ami qui considère que certains élus locaux ont entretenu cette idée que les décideurs cachaient des choses. Il est avéré que lorsque ses administrés lui ont posé des questions au moins un maire de village a botté en touche. Sa réponse était : « ils ne nous tiennent pas au courant ». Il y avait franchement de quoi entretenir un sentiment de désinformation. Est-ce « ils » qui n’a pas fait son boulot ou un élu qui n’a pas jugé nécessaire de rapporter l’information à sa population ? Combien même le conseil général ou la communauté urbaine ne lui aurait pas donné cette info, il est clair que de simples citoyens ont pu aller chercher l’information. Incompétence ? Arrière pensée politicienne ? Quand le canton de Salbris sera-t-il renouvelable ? Certains devraient apprendre à se méfier de leurs amis… Comme il a été cité dans ce forum et que je ne veux pas de confusion, je précise bien que le Maire dont je parle n’est pas celui de Selles Saint Denis. J’ai d’ailleurs compris que le Maire de Selles était bien placé pour être correctement informé de la « reconversion d’une friche de défense ». Peut-être organisera-t-il une réunion publique à Selles ?

    4/ Sur la négociation

    Pour ce que nous avons pu lire dans le Parisien, il est clair que ceux qui ont fait un recours devant le juge contre ce projet n’ont pas d’autre choix que de jeter l’éponge. Il est certain qu’ils n’ont pas intérêt à voir le Conseil d’Etat statuer sur la bombe posée par l’avocat du Maire de Salbris. Ils sont obligés de donner une suite favorable à l’invitation à se désister que l’avocat de Salbris leur a faite. Mais ils ne se désisteront pas sans contrepartie. Ces gens là ont besoin de sauver la face. Il faut leur donner une consolation. Le tout est de trouver laquelle est acceptable. Je n’ai pas lu l’article de la NR commenté ici. L’appel du pied du Maire de Selles est sans doute plus une stratégie qu’une maladresse. Peut-être veut-il porter le costume du « gentil flic » qui discute après que le méchant se soit fâché…

    • Les réponses d’un résident non primaire 8 novembre 2008 18:50
      (Commentaire n°169, répond au commentaire 163)

      "La prétendue absence d’information de la population a de quoi laisser perplexe lorsqu’on voit le niveau d’information dont disposent ceux qui viennent sur ce forum pour critiquer le projet. "

      Ils ont été les chercher loin, les informations. Ce n’ est pas le déluge médiatique qui les a renseignés, mais les documents officiels, c’ est-à-dire ceux qui ne peuvent pas être revus et corrigés. Que de questions ont été passées à la trappe qui auraient du faire l’ objet d’ une information réelle et objective et non pas d’ une sorte de propagande abrutissante.

  • Nos emplois

    5 novembre 2008 22:26, par Salbrisienne
    (Commentaire n°157)

    Je suis écœurée par la dégoûtante campagne de dénigrement de ce projet engagée par moins de 10 personnes qui n’ont ici qu’une résidence secondaire et considèrent leur quiétude incompatible avec une vie économique en Sologne et des emplois pour les Solognots. Ces gens sont répugnants. Ils ont en plus du temps à consacrer à cela…

    Vous passer la semaine à Bordeaux ou à Paris, il n’y a aucune activité classée SEVESO dans vos métropoles ? Vous préférez les entrepôts mal surveillés dans toutes les zones d’activité plutôt que des plates-formes super sécurisées ? Arrêtez de vous moquer du monde ! Dans le contexte actuel, vous allez finir par exacerber les prises de position.

    Certes les camions et les voitures des salariés constitueront des nuisances. Mais n’avons-nous pas le droit de travaillez chez nous ?

    • Nos emplois 10 novembre 2008 23:59
      (Commentaire n°187, répond au commentaire 157)

      Je suis partisan du projet. Je remarque tout de même que ceux qui s’interrogent ici n’ont rien à voir avec les avocats arrogants des grands propriétaires que nous avons lu dans la presse au début de l’histoire.

      Ecoutons les et améliorons ce projet ensemble.

  • Vos questions autour du projet PROLOGIS

    2 novembre 2008 17:23
    (Commentaire n°145)

    Une remarque au sujet de l’ affirmation suivante : "A ce jour il n’existe pas de projet « caché » de développement de la plate-forme contrairement à ce qu’allèguent certains opposants."

    Voyons donc le rapport élaboré par le Conseil général du Loir-et-Cher et la SELC avec l’ en-tête "GIAT INDUSTRIES A SALBRIS, CONVENTION PUBLIQUE D’AMENAGEMENT, CRACL 2006- 2007, Novembre 2007, Note de conjoncture, 2006-2007" daté du 19/11/2007.

    On y lit :

    p.8 ; acquisition de la propriété Borthot, située à l’Est du groupe A pour un montant global de 1 215 K€ comprenant une indemnité transactionnelle de 275 K€. La SELC, en accord avec le Conseil Général, a décidé d’acquérir cette propriété, qui était en vente. En effet, l’achat de cette propriété constitue une véritable opportunité eu égard à sa proximité immédiate avec le site A.

    p. 9 accroissement des frais divers (+229 K€). L’obligation de porter plus longtemps les charges foncières (propriétés Chansac, sites A et B) engendre nécessairement une augmentation des frais d’entretien, de gardiennage et d’impôts. Pour financer cette augmentation des dépenses, il est proposé de valoriser dans le bilan la vente des propriétés Chansac et Borthot à hauteur de 1 049 K€.

    p 11 ; nous considérons qu’il convient de valoriser le foncier acquis, d’une part, eu égard à l’avancement de l’opération, et d’autre part, au niveau de dépenses engagées. En conséquence, nous prévoyons, prévisionnellement fin 2009, une recette de cession de terrain de 1 049 K€ HT. (...) il s’avère plus prudent de prévoir une recette de cession pour le groupe A à la fin de l’année 2008 (2 315 K€ HT) et pour le groupe B à la fin de l’année 2009 (685 K€ HT).

    Si on examine le budget prévisionnel qui clôt le document P. 12, on voit que le montant de cessions HT est de 3000 KiloEuros, -ce qui correspond bien à la vente des sites A et B du GIAT (2315+685=3000)-, mais s’ accompagne d’ une "cession stock foncier" HT de 1049 KiloEuros, ce qui correspond apparemment cette fois à la vente des propriétés Chansac et Borthot.

    Revenons à nos moutons : "A ce jour il n’existe pas de projet « caché » de développement de la plate-forme contrairement à ce qu’allèguent certains opposants.". La vente des propriétés Chansac et Borthot décidée déjà le 19/11/2007, bien avant que le PLU soit voté, c’ est probablement pour que les employés de la plateforme puissent aller s’ y dérouiller les rotules et cueillir des champignons, puisqu’ il n’ y a pas de projet « caché » de développement de la plate-forme. Ces terrains là d’ ailleurs, ils sont classés comment maintenant dans le nouveau PLU ?

    • La vérité est ailleurs... 5 novembre 2008 00:54, par Mulder
      (Commentaire n°151, répond au commentaire 145)
      A lire certains internautes, je vois bien qu’on nous ment. Je pense que la vérité est ailleurs. En fait l’actionnaire principal de PROLOGIS est l’homme de Roswell. La plateforme est un vaste programme d’étude qui vise à enlever des parisiens qui ont une résidence secondaire en Sologne, avec la complicité du Conseil Général, de la SELC et de la Mairie de Salbris ....
    • Les collectivités ne vous cachent rien ! 7 novembre 2008 17:06, par Jean-Pierre ALBERTINI, Maire de Salbris
      (Commentaire n°162, répond au commentaire 145)

      Je vois que l’auteur du commentaire n°145 a des lectures passionnantes. Il nous démontre en tous les cas que le Conseil Général et la SELC ne cachent pas leurs délibérations sur ce projet et les communiquent à toute personne qui les réclame.

      Je dois dire que si le Conseil Général a un projet caché, il l’a tellement bien caché qu’il a oublié de nous en parler au stade de la révision du PLU, car ces terrains "Chansac" sont bien restés en zone naturelle et sont bien évidemment destinés à la chasse.

      Il faut expliquer que l’assiette de la nouvelle route passait par cette propriété. Pour obtenir le foncier, le conseil général et la SELC avaient deux options : soit l’expropriation, soit l’acquisition amiable. Ils ont pu acquérir l’ensemble de la propriété à l’amiable ce qui a permis de débuter les travaux plusieurs mois plus tôt.

      Quant à savoir si le Conseil général et la SELC entendent conserver le reliquat de cette propriété dans leur domaine, ou le vendre pour équilibrer l’opération, c’est à eux qu’il faut poser la question. Mais sachez que j’ai été le maître d’ouvrage de la révision du PLU et que le conseil général m’a clairement signifié qu’il souhaitait voir ces terrains rester en zone naturelle. Je suis désolé, mais le conseil général ne vous cache pas un centre logistique sur l’ancienne propriété "Chansac".

      Concernant la propriété "Borthot", c’est l’enclave de terrain situé entre le groupe A et le groupe B qui a suscité tant de commentaires et même quelques menaces envers des agents de la commune de Salbris qui m’avaient fait sortir de ma réserve lors de l’enquête publique du PLU de Salbris. Je vous renvoie à la note ci-dessus et au paragraphe « Pourquoi l’adoption du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Salbris a suscité un débat autour du projet logistique ? »

      Merci d’avoir participé à ce forum

      Le Maire de Salbris – Jean-Pierre ALBERTINI

      • Les collectivités ne vous cachent rien ! 8 novembre 2008 12:25
        (Commentaire n°166, répond au commentaire 162)
        "Je vois que l’auteur du commentaire n°145 a des lectures passionnantes. Il nous démontre en tous les cas que le Conseil Général et la SELC ne cachent pas leurs délibérations sur ce projet et les communiquent à toute personne qui les réclame." Pas réclamé à la SELC ou au Conseil Général, mais récupéré par hasard sur le web.
        • 166 enfonce 145 ! 10 novembre 2008 17:54, par L.M.
          (Commentaire n°184, répond au commentaire 166)

          Si l’auteur du 166 est aussi celui du 145, comme je le pense, il a une grande capacité à sortir des contre-arguments.

          Il se plaint d’un manque d’information, mais finit par avouer que toutes les informations sont en libre service sur Internet !!!!

          • 166 enfonce 145 ! 11 novembre 2008 10:16
            (Commentaire n°189, répond au commentaire 184)
            Lisez mieux. J’ ai écrit que les seules sources que j’ ai retenues comme base sûre de l’ information sont les documents officiels, ceux qui sont inaltérables du fait de la législation, comme par exemple l’ Arrêté préfectoral autorisant l’ implantation de la plate-forme, qui lui, s’ est trouvé sur internet. Il n’ y est d’ ailleurs plus. En outre, j’ ai aussi consulté la plupart de ces documents fiables là où ils pouvaient être accessibles. Mais pourquoi aller fouiller comme cela ? Simplement parce qu’ une partie de l’ information en provenance de la mairie de Salbris, du Conseil Général, de la Sofred et de l’ Aduc était en contradiction avec certains points précis de la législation en vigueur en relation avec cette plate-forme, que je connais trés bien. Il n’ y a pas que des profanes qui participent à ce forum d’ information.
  • Négociations ?

    31 octobre 2008 22:06, par J. C.
    (Commentaire n°140)

    Je suis venu sur ce forum, suite à la lecture d’un article de la NR ; celui consacré ce jour aux blogs politiques et qui parle de ce forum. J’en profite pour rapporter une révélation du Maire de Selles Saint Denis toujours dans la NR d’aujourd’hui à propos de PROLOGIS :

    Le Maire de Selles nous dit « J’espère que les personnes directement impliquées vont trouver les compromis qui permettront au projet d’aboutir »

    Si cette question ne porte pas ombrage à un volet de l’affaire qui doit rester secret dans l’intérêt même de la réalisation de cette entreprise, j’aimerais savoir si cela veut dire que les principaux opposants sont sur le point de déposer les armes ? Après avoir dépensé des milliers, voire des dizaines de milliers d’Euros en avocats pour empêcher le projet, seraient-ils prêts à l’accepter ? Sans condition ? Sous condition ? L’un des propriétaires de l’Ecluse était pourtant venu en réunion publique expliquer qu’il s’y opposerait.

    Par ailleurs, le Maire de Selles Saint Denis, évoque un problème d’information et parle « d’absence de dialogue ». Habitant moi-même Salbris, j’avais plutôt le sentiment d’un trop plein : réunions publiques, enquêtes publiques, tracts qui inondent nos boîtes aux lettres … j’ai eu le sentiment d’un vrai battage médiatique, mais cette impression me vient peut-être du fait que je ne suis partisan ni de la majorité du Conseil général, ni de la municipalité Salbrisienne ! Si on remet le couvert avec les réunions publiques, cela va ressembler à des réunions de propagande.

    Mais le Maire de Selles fait peut-être plutôt allusion à « l’information » entre maîtres d’ouvrage du projet et opposants ?

    • Négociations ? 1er novembre 2008 16:24, par NV
      (Commentaire n°142, répond au commentaire 140)

      Le maire de Selles St Denis s’est exprimé, me semble-t-il, très clairement : "problème d’information et absence de dialogue....avec la population". C’est bien là que réside tout le noeud du problème depuis le début.

      Oui, les habitants de Selles St Denis et des villages alentours ont été mis devant le fait accompli. Apprendre la réalité et l’existence d’un projet de cette envergure fin 2006-début 2007, alors que les investisseurs se disent intéressés depuis 2003, aux dires même de Mr Le Maire de Salbris, ne me semble pas relever d’un "vrai battage médiatique".

      Ne divulguer l’information qu’à Salbris ,-et peut-être pas partout car il existe encore des Salbrisiens ignorant de la nature et de l’étendue du projet- n’est pas la façon idéale de porter un projet aussi important, surtout quand on entend les porteurs de projet dire qu’il s’agit de la plus grande plate-forme d’Europe de produits toxiques , que rien de comparable n’existe , à ce jour, en terme de surfaces et de nature de stockage et qu’il s’agit d’un projet innovant. Il me paraît normal que les habitants s’interrogent et souhaitent être informés par-delà la commune de Salbris.

      Si on peut saluer l’effort de communication de la Mairie de Salbris sur ce projet ,même s’il arrive bien tard, il n’en demeure pas moins qu’il serait fort utile à la compréhension de cette future installation que la mairie mette , à la disposition de tous , sur ce forum , tous les éléments techniques, environnementaux et économiques qui ont justifié l’autorisation d’exploitation de la plate-forme.

      Il faudrait que soit mis en ligne les différentes études d’impact du projet d’implantation de Prologis, ainsi que l’arrêté d’autorisation d’exploitation de la plate-forme Deret-Prologis . Ainsi chacun pourra se faire sa propre opinion . Cette démarche amorcerait un réel désir d’information en toute objectivité.

      Aujourd’hui, cette démarche est rendue nécessaire et inévitable par l’absence initiale d’information aux habitants dont la vie sera forcément impactée ,d’une façon ou d’une autre, part cette activité.

      • L’information a été faite au niveau du canton 7 novembre 2008 16:58, par Jean-Pierre ALBERTINI, Maire de Salbris
        (Commentaire n°161, répond au commentaire 142)

        Monsieur,

        Je suis désolé, mais vos allégations sont fausses. Si les réunions publiques se sont tenues à Salbris, c’est uniquement parce que la commune dont je suis maire joue un rôle de centralité et que le Conseil général et la communauté de communes ont jugé qu’il serait plus simple à tous les habitants du canton de s’y rendre. Pour chaque réunion publique, le Conseil Général a distribué un document d’explication « 4 pages » et une invitation dans tous les cidex du canton de Salbris. Pour la réunion organisée par la communauté de communes, une information a été faite par voie de presse et des invitations remises dans chaque mairie.

        Tous les maires de la communauté étaient d’ailleurs présents à ces réunions ou représentés. Ils ont largement participé aux comités techniques et aux comités de pilotage de l’étude d’impact. Si je recherche bien, je pense que les seules communes qui pourraient se plaindre sont celles de Saint Viâtre, Nouan ou Nançay, car bien que voisines de Salbris, elles ne sont pas membres de notre communauté de communes, l’une n’est même pas en Loir-et-Cher, ce qui a pu altérer leur niveau d’information, mais leurs Maires sont des gens efficaces qui sont venus chercher cette information. Je les avais de toute façon invités aux comités de pilotage de l’étude d’impact menée par la communauté de communes.

        Concernant les documents que vous voudriez voir mis en ligne, j’avais moi-même souhaité que l’étude d’impact réalisée par la Communauté de communes le soit, mais le document est trop volumineux. Il est consultable au siège de la CCSR au Jardin d’entreprises, de nombreuses personnes l’ont consulté. On va voir si on peut techniquement solutionner le problème du volume. Concernant l’autorisation d’exploiter, tout le dossier peut-être obtenu auprès de la préfecture et je sais que de nombreux administrés l’on réclamé, il leur a été remis car c’est leur droit.

        J’ajoute que malgré le contexte de contentieux très fort initié par une minorité, toutes les collectivités ont maintenu un niveau d’information optimum, alors même que les avocats et conseils juridiques proposaient d’en dire le moins pour ne pas donner d’arguments à nos adversaires. Malgré cela tout le monde a joué le jeu. La communauté de communes n’a pas hésité à faire une étude d’impact sans concession qui critiquait certaines orientations initiales, cela afin d’améliorer le projet. Alors de grâce, si vous êtes un opposant à ce projet, recherchez des arguments sur le fond, ne jouez pas la carte des « choses que l’on cache à la population », de toute façon cet argument là ne prendra pas ! Merci de votre participation à ce forum

        Le Maire de Salbris – Jean-Pierre ALBERTINI

        • L’information a été faite au niveau du canton 12 novembre 2008 00:37
          (Commentaire n°194, répond au commentaire 161)

          Si je vous entends bien , Mr Le Maire, l’information a bien été divulguée ; c’était juste pour une question pratique que toutes les réunions ont eu lieu à Salbris. Pratique ? Peut-être d’un point de vue de l’organisation, mais très efficace à la vue du résultat.

          Lorsque le maire de Selles St Denis avance l’idée "d’un problème d’information et une absence de dialogue avec la population", il se trompe et il n’a pas le sens des réalités.

          En vous traduisant : 1- l’information annonçant les réunions publiques se faisait : *par voie de presse (tout le monde ne lit pas les journaux) *sur invitation disponible en mairie(comment aller chercher une invitation alors qu’on ignore la tenue d’une réunion ?) 2- chaque réunion a fait l’objet d’une documentation explicative de la part du Conseil Général (si c’était vrai le problème de l’info ne se poserait pas !) 3- quant aux invitations du Conseil Général, elles ont du être bien discrètes pour que nul n’en ait entendu parler.

          Et en conclusion , pour connaître le projet et ses détails , il suffisait d’aller assister aux réunions à Salbris puisque le battage médiatique était largement suffisant.

          A votre avis, pourquoi nous citoyens , sommes-nous à la recherche d’informations alors même que vous nous dites avoir fait tous ses efforts ? Quelque part , il y a forcément un défaut de communication , non ?

          En vous lisant , on apprend aussi qu’il ne peut y avoir de citoyens ignorants, et s’ils le sont , c’est de la faute à leurs maires respectifs qui n’ont pas su véhiculer l’information. Dans le même temps , vous nous dites que toutes les collectivités ont maintenu un niveau d’information optimum. Là,on ne comprend plus .

          Pouvez-vous nous préciser si chaque commune avait en sa possession l’intégralité du dossier pour en débattre au sein de son conseil municipal ? Si non, quelles ont été les pièces qui leur ont été remises ?On peut quand même imaginer que ce genre de décision ne se prend pas à la légère.

      • Négociations ? 8 novembre 2008 18:45
        (Commentaire n°168, répond au commentaire 142)

        Ce que vous écrivez est exact. J’ ai personnellement commencé à me poser des questions après avoir assisté à une réunion d’ information publique légalement incontournable, qui relevait plutôt de la mascarade. En réunissant une doc sur le projet Prologis-Salbris, j’ ai réalisé qu’ il y avait information, oui mais quelle information ! Et ça continue ! Par exemple, il est beaucoup question ici de fréon, gaz utilisé comme fluide frigogène domestique. "Toxique" d’ après tout ce que l’ on peut lire dans ce forum. Cela justifie le classement ICPE Seveso seuil haut évidemment. Rendez-vous compte du danger quand on met en charge un réfrigérateur !

        C’ est du vent : On utilise actuellement pour l’ usage domestique

        1/ soit le R134a ; Dangers les plus importants : les vapeurs sont plus lourdes que l’air et peuvent provoquer des asphyxies par réduction de la teneur en oxygène.

        2/ soit le le R600a. Danger :inflammable. Il n’ est pas toxique

        En complément : la demande d’ autorisation de la société Prologis-Deret ne comporte pas de rubrique 1131.3 : gaz liquéfié toxique. S’il y avait un projet de stocker plus de 200 kilos d’ un gaz liquéfié classé "toxique", cette rubrique devrait figurer.

        Et pour finir joyeusement, on trouve en fin de la dite demande :

        2920-2.a Installations de réfrigération ou de compression fonctionnant à des pressions effectives supérieures à 105 Pa ,ne comprimant pas ou n’utilisant pas de fluides inflammables ou toxiques. -Groupes de climatisation pour les bâtiments administratifs. Puissance totale sur site : 2000 kW.

        On lit bien : réfrigération (...) n’utilisant pas de fluides (...) toxiques.

        Ben alors, il est où le fréon ?

        • Négociations ? 11 novembre 2008 00:02
          (Commentaire n°188, répond au commentaire 168)
          C’est compris, le gaz du frigo, c’est plus le fréon, et alors ?
      • Les Mairies ne sont pas le Maître d’ouvrage 9 novembre 2008 22:16, par paul
        (Commentaire n°178, répond au commentaire 142)

        Certains tirent à boulets rouges sur les Maires, mais il faut rappeler que les mairies ne sont maître d’ouvrage de rien.
        - L’autorisation d’exploiter c’est la préfecture et la DRIRE
        - Les travaux d’aménagement c’est la SELC et le Département

        effectivement, les Maires sont unanimement favorables au projet, certains en sont à l’origine. Mais leur reprocher de ne pas porter l’information c’est un peu dur, d’autant que certains ont porter cette info et que justement, il se prennent les boulets de vous, les rares opposants !

        N’oubliez tout de même pas que l’immense majorité des habitants est très favorable à ce projet créateur d’emplois. N’oubliez pas non plus que la gestion du risque industriel est un savoir faire local et que les anciens du GIAT, de Thomson, de MBDA ou ceux du BSMAT sont capables d’appréhender la réalité des enjeux, de renseigner la population et les élus locaux.

        • Les Mairies ne sont pas le Maître d’ouvrage 11 novembre 2008 21:05
          (Commentaire n°193, répond au commentaire 178)

          "gestion du risque industriel est un savoir-faire local" OK, pour le savoir faire lié à l’armement, mais pas celui à la gestion des risques liés à la multiplicité de produits dans ce type d’entrepôt ; qui dit multiplicité de produits , dit multiplicité de risques avec incompatibilité des produits entr’eux ; les risques sont bien différents de celui des armes. Même la Sofred le souligne"on cherchait une population ayant une culture du risque, même si les risques sont différents"

          Si les risques sont différents : *Comment la population a-t-elle eu une connaissance précise de ces risques ? *Comment a-t-elle été informée de leurs gestions en cas d’incident ou d’accident ? * Lui a-t-on dit que des camions chargés de produits dangereux circuleraient par dizaines sur nos routes de campagne ? Malgré tous les souhaits, on sait très bien que les routiers suivront leur guide GPS. =>voir Blog de la NR , taper camions, voir "autoroute obligatoire pour les poids-lourds ?", du 30.01.08

          Il serait aussi intéressant de savoir quel a été la nature exacte du dossier qui a été transmis aux élus pour leurs décisions ? Avaient-ils vraiment tous les éléments entre leurs mains ? Qui le leur a transmis ?Ont-ils eu accès aux études d’impact le plus largement possible ? Peut-être serait-il intéressant qu’ils nous le disent . Il est difficilement compréhensible de ne pas transmettre à la population des informations qu’on est sensé si bien posséder.

          Pourquoi la population n’a-t-elle entendu parler de ce projet qu’après les enquêtes publiques ?

          Vous évoquez la responsabilité du Conseil Général et de la SELC ; effectivement, j’ai pu lire que certains les avaient interpelés ; à ce jour, je n’ai rien lu qui dise que la SELC, par exemple, en tant qu’amménageur leur ait répondus . Comme quoi , même en haut lieu, l’information a du mal à circuler.

          Comment faites-vous pour savoir que l’immense majorité est pour ce projet ? Je n’ai pas entendu dire qu’il y ait eu des sondages ; mais j’ai lu que certains avaient des doutes , ou des interrogations ; en privé quand on interroge les amis ou connaissances , c’est loin d’être évident ; j’entend bien que certains "aboient" , mais la masse silencieuse, elle , est beaucoup plus réaliste sur le sujet , et pas tout à fait convaincu de la justesse du choix ; notamment, ceux qui sont susceptibles de voir un déferlement de camions sous leurs fenêtres jour....et nuit.

    • Négociations ? 2 novembre 2008 15:23
      (Commentaire n°144, répond au commentaire 140)
      Tout d’ abord, merci pour l’ information en provenance du Maire de Selles Saint Denis. Pour ce qui est du dialogue, il y a un dialogue, mais un dialogue de sourds. Par exemple, vous pouvez lire sur ce forum sous la plume de Monsieur Albertini la phrase suivante : "Concernant les produits stockés, je confirme que cette plateforme est destinée à recevoir de nombreux produits de consommation courante, parmi lesquelles, certains sont considérés comme « très toxiques »". Faites donc l’ expérience : allez demander à un chef de rayon d’ un supermarché comme Leclerc, Super U, etc. si en rayon, il a des produits "trés toxiques", lesquels se distinguent par leur étiquetage avec un "T+" noir surmonté du logo d’ une tête de mort sur fond jaune-orangé. Cela ne coûte rien, et c’ est instructif. Vous comprendrez alors immédiatement pourquoi certains nourrissent des doutes sur le projet Prologis. Car attention ! Dans un document administratif relatif à un site ICPE, la définition d’ un produit "trés toxique" est précise : par exemple, est "T+ (par ingestion)" un produit qui a une dose létale 50 inférieure à 25mg/Kg ; ce qui revient à dire qu’ en gros, 2 grammes suffisent pour liquider un vivant de 80 kilos avec une probabilité de 1/2.
      • Négociations ? 4 novembre 2008 23:55, par Trotteur
        (Commentaire n°149, répond au commentaire 144)

        Vous vous plaignez d’un manque d’information, mais vous distillez votre venin à l’encontre de celui qui fait le plus d’efforts d’information sur ce projet. Soyez cohérent. Qui a organisé des réunions publiques ? Qui ouvre ce forum ?

        Si vous dites qu’il n’y a pas eu d’information, vous êtes de mauvaise fois et vous êtes ridicule. Si vous reprochez ce manque d’information au Maire de Salbris alors même que la commune de Salbris n’est pas le maître d’ouvrage des travaux (même si elle dit être à l’originie du projet) alors vous n’êtes là que nous une récupération politicienne qui va exaspérer les gars de rangers !!!

        • Négociations ? 8 novembre 2008 18:52
          (Commentaire n°170, répond au commentaire 149)
          Allez donc voir les documents officiels et comparez avec ce que vous croyez savoir.
      • "T+" 9 novembre 2008 21:18
        (Commentaire n°176, répond au commentaire 144)

        Je viens de regarder les étiquettes des produits de mon atelier. J’ai des têtes de mort, deux "T" et un "T+".

        à priori, cela vient de chez Casto.

        à l’occasion je regarderai dans les rayons de Casto combien de produits ont ces références.

        • Pas chez Casto 10 novembre 2008 23:50
          (Commentaire n°185, répond au commentaire 176)

          Je ne pense pas que vos produits viennent de chez Casto. Je pense plutôt que vous avez récupéré des récipients qui dans un usage industriel antérieur ont accueilli des produits très toxiques.

          Il ne faut pas confondre la tête de mort et le X. Ce que l’on peut trouver chez Casto :

          - "N" Dangereux pour l’environnement (Xylo)
          - "C" Corrosif (ammoniaque)
          - "Xn" Nocif (White Spirit)
          - "Xi" Irritant (Silicate de soude)
          - "F" Facilement inflammable (essence)

          Maintenant, ce sont bien ces produits là qui feront le fond de commerce de la plate-forme, tout simplement parce que se sont ces produits là qu’il faut traiter en logistique en grand volume.

          Ce n’est certainement pas le stockage du Méthanol du benzène ou du phénol qui vont justifier des plates-formes logistique de plusieurs hectares soumises à la loi séveso.

          Il faut aussi être prudent ; un produit Xn en grande quantité peut exiger en matière de stockage autant de précaution qu’un produit T+. Je ne connais pas les procédures logistiques ICPE, mais une même nomenclature peut concerner sans doute un T+ et un Xn.

          Je pense que toute façon, comme les promoteurs ne connaissent pas encore leurs clients lorsqu’ils formulent leur demande d’autorisation, ils partent de l’adage qui peut le plus peut le moins, ils tapent dans les autorisations les plus hautes.

          A voir même si au-delà d’un certain volume, un produit nocif ne doit pas être considéré comme toxique ?

          Dans l’absolu, la tête de mort fait peut-être plus peur, mais se sont deux produits dangereux. Deux produits dangereux qui, pour l’un est un produit de consommation courante, pour l’autre entre dans la composition de produits de consommation courante et qu’il est plus prudent de traiter sur des infrastructures adaptées.

          Alors certes les proches voisins ne sont pas contents, mais sachez que ce type d’infrastructure est une manne considérable de richesses pour le territoire qui l’accueille.

        • "T+" 11 novembre 2008 10:35
          (Commentaire n°190, répond au commentaire 176)

          Attention, casto n’ est pas un supermarché ! Vous vous faites piéger ! Voici trés précisément les définitions fournies par l’ INSEE

          " Hypermarché : point de vente à prédominance alimentaire d’une surface supérieure à 2 500 m2

          Supermarché : point de vente ayant plus de 65 % de son chiffre d’affaires dans l’alimentaire d’une surface comprise entre 400 et 2 500 m2, hors magasin hard discount.

          - Grande distribution : regroupement des hypermarchés et des supermarchés."

          Toute l’ astuce ici est de jouer sur les mots, ce qu’ un document administratif ne permet pas car dans ce cas, le sens est précisément défini. Quand on vous dit que ce sont des articles de grande consommation, vous pensez à des articles que vous pouvez obtenir ici ou là, qui ne son pas rares, que vous utilisez tous les jours dans votre travail. Et c’ est là où l’ on se fait piéger, car les sens des mots dans le langage ordinaire n’ est forcément pas le même que dans les documents juridiques ou administratifs. Et c’ est cet écart qui a été utilisé pour fournir une information sur le projet Prologis Salbris qui ne correspond pas à ce qu’ il est réellement.

  • Vos questions autour du projet PROLOGIS

    31 octobre 2008 17:48, par André ROBERT
    (Commentaire n°139)

    vous annoncez que le site ne sera pas uniquement dédié à la logistique mais qu’on allait y trouver un atelier de chargement de congélateur utilisant du FREON. Quelqu’un sur ce forum connaît-il les quantités de FREON qui y seront stockées ?

    Sait-on ,dans quel bâtiment et quelles seront les mesures de sécurité prévues pour les personnes appelées à y travailler ?

    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 31 octobre 2008 22:57, par GG
      (Commentaire n°141, répond au commentaire 139)
      J’ai travaillé pendant plus de 30 ans sur ce site , on y fabriquait obus, charges du génie, munitions incendiaires, mines, c’était bien plus dangereux
      • Vos questions autour du projet PROLOGIS 4 novembre 2008 23:57
        (Commentaire n°150, répond au commentaire 141)
        On doit être 2000 à pouvoir en dire autant à Salbris ou environs, c’est pour cela que les cris d’horreurs des parisiens qui ont une résidence secondaire à Marcilly, ça nous fait bien rire ...
        • Vos questions autour du projet PROLOGIS 7 novembre 2008 09:19
          (Commentaire n°159, répond au commentaire 150)
          2000, c’ est rien ! Dans l’ industrie chimique, on est bien plus à avoir survécu ! Pourtant, il y a eu AZF à Toulouse.
          • AZF 8 novembre 2008 09:19
            (Commentaire n°165, répond au commentaire 159)

            AZF, c’est justement le bon exemple pour démontrer qu’il ne faut plus traiter les produits "T" très toxique dans le fond d’un parc d’activité dans une zone urbaine dans des locaux inadaptés.

            L’Union Européenne et le législateur français ont raison d’exiger des plate-formes du type de celle de Salbris, afin d’éviter un nouveau AZF !

            • AZF 8 novembre 2008 18:59
              (Commentaire n°171, répond au commentaire 165)

              Magnifique ! Voici un document intéressant :

              "Notes d’un spécialiste des sites industiels chimiques sur le dernier rapport d’expertise judiciaire remis par M. Didier Bergues et daté du 24 janvier 2006. PJ COTE D6721 et D6722

              L’exploitation des endommagements en champ proche et lointain, y compris à l’extérieur de l’usine AZF, les calculs et modélisations réalisés […] en se basant sur les formes du cratère, nous ont conduit à retenir qu’il avait été créé par la détonation d’une portion du contenu du hangar 221, soit de l’ordre de 292 tonnes de nitrate d’ammonium, ce qui correspond à une équivalence de 100 tonnes de TNT environ. […] . "

              Dangereux toxique, le nitrate d’ ammonium ? Réponse :

              Le nitrate d’ammonium n’est pas classé substance dangereuse selon l’arrêté du 20 avril 1994 modifié relatif à la déclaration, la classification, l’emballage et l’étiquetage des substances et transposant la directive n° 98/98/CE. Seuls certains engrais à base de nitrate d’ammonium sont classés comburants pour le transport,dans la classe 5.1,numéro UN 2067.

              (source : http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/media/R428.pdf)

              Il ne faut pas mélanger tout.

              • AZF 11 novembre 2008 18:44
                (Commentaire n°192, répond au commentaire 171)

                Non, ce n’est pas 292 tonnes qui ont explosé mais entre 40 et 80T selon les études sur les 300 à 6OOT stockées

                http://www.ecologie.gouv.fr/Situation-du-pole-chimique-de.html

                Si on se reporte aux possibilités de stockage de nitrates d’ammonium sur la plateforme, combien de tonnes de nitrates pur ?

                Comme cela a été demandé par un participant de ce forum, même s’il est un peu compliqué de mettre tout le dossier en ligne, on doit pouvoir avoir accès au decrêt d’autorisation de l’exploitation de la plateforme. On en est où de sa publication sur ce site ? A défaut , j’invite tous les participants à faire leurs propres recherches et à publier cet arrêté en ligne , cela évitera bien des erreurs.

            • AZF 8 novembre 2008 19:06, par GG
              (Commentaire n°173, répond au commentaire 165)
              C’est tellement évident
            • AZF 9 novembre 2008 00:57
              (Commentaire n°175, répond au commentaire 165)

              Pour AZF, la ville avait certes rattrapée la zone industrielle. Mais quand on y regarde de plus près, les dégâts s’étendent à 7-8kms à la ronde. Si tel était le cas sur la plateforme envisagée à Salbris, combien de villages seraient touchés ? Quant aux locaux, ils étaient bien adaptés ; le soucis, c’était la sécurité intérieure qui relève toujours de l’entreprise où s’exerce l’activité, c’est-à-dire d’un privé. Quand on veut rentabiliser un site, on finit par être de moins en moins regardant sur certains points...et la sécurité en est un.

              Le législateur a raison de prendre des précautions mais dans le cas qui nous interroge, cela n’empêcherait rien. D’autre part, la législation évolue moins vite que la taille des entrepôts , et le danger potentiel que représente ces activités va aussi croissant ( voir site pompiers.fr/logistique et sécurité).Depuis AZF, malgré une règlementation plus sévère , beaucoup d’incidents et d’accidents ont eu lieu - la Recam par exemple- quant à l’application de la législation , c’est comme on veut, quand on veut , en fonction de divers intérêts. Incroyable toutes les infos qu’on peut trouver sur internet et les sites des DIRES.

              • Opposants contre-productifs ? 10 novembre 2008 17:51, par L.M.
                (Commentaire n°183, répond au commentaire 175)

                La Mairie de Salbris a bien raison de laisser les opposants à la plate-forme s’exprimer librement ; dès qu’il avancent un argument ils nous renforcent dans l’idée qu’il faut faire la plateforme.

                On passera sur l’argument relatif à la propagation d’un sinistre à 7 km. Le but des bâtiments SEVESO est justement de contraindre l’impact et la propagation d’une explosion. Que les opposants se penchent plutôt sur les caractéristiques techniques des bâtiments de stockage plutôt que sur ce qu’il y a de stocké dedans. L’enjeux, c’est la façon dont on stocke, plus que ce qui est stocké, tant qu’ils ne veulent pas comprendre cela.

                Sur AZF, non seulement le bâtiment n’était pas adapté, mais en plus les conditions du stockage étaient déplorables.

                Pour ce qui est de l’allusion à la RECAM, c’est le pompon.

                Fin avril 2006 le Loir-et-cher a été confronté à deux incendies industriels, un à Courmenon dans une usine spécialisée dans le traitement des métaux par dépôts électrolytiques et chimiques. Comme cette usine était classée Seveso, l’incendie a été pris au sérieux ce qui a impliqué l’évacuation de plusieurs centaines de personnes et les déplacements de nombreux pompiers. En fait ces moyens très lourds ont permis de contenir le risque

                L’affaire avait fait grand bruit ; une usine ICPE qui crame… Télés, presse nationale…

                L’autre incendie s’est déclaré à Nouan le Fuzelier dans une entreprise spécialisée dans le pneumatique. Cette seconde entreprise n’avait pas fait l’objet d’une autorisation au sens de la législation ICPE ; son exploitant considérant n’être soumis qu’à simple déclaration. Comme le site n’était pas référencé comme un site SEVESO sensible, pas de déplacements de personnes, pas de super mobilisation de pompiers, une petite équipe de pompiers a du se débrouiller toute seule, les conducteurs de train ont eux-mêmes pris l’initiative d’arrêter leur loco, car il n’avaient plus de visibilité et ils n’avaient été prévenus de rien.

                On en a parlé que dans la NR, mais ce n’était pas moins dangereux que Courmemon, ce n’était pas SEVESO, donc pas médiatique.

                Cette histoire est l’illustration du fait que la soumission d’un site à la législation ICPE est un gage de garantie et de sécurité. Le mot SEVESO fait peur, au contraire, il devrait rassurer.

                Quelques résidents secondaires essaient d’exploiter cette peur, mais à priori, cela ne prend pas. Tous les gens je rencontre sont convaincus que Prologis, c’est la sécurité. Notre seul regret, c’est les camions sur 4 km. Alors que ceux qui ont de l’énergie à revendre sur ce projet nous parlent plutôt du ferroutage !

      • Vos questions autour du projet PROLOGIS 5 novembre 2008 18:35
        (Commentaire n°155, répond au commentaire 141)

        PLUS DANGEREUX ?

        La sécurité du GIAT relevait de la responsabilité de l’Etat donc du ministère public ; en cas l d’explosion, le flux thermique était étudié de manière à être vertical, et les ateliers, eu égard aux risques potentiels, étaient de petites dimensions.

        Dans le cas de Prologis, la responsabilité est diluée entre tous les locataires-exploitants des entrepôts, donc la responsabilité relève du privé. Chercher le responsable en cas d’incident ou accident relèvera d’un vrai jeu de piste, chacun ayant sa part de responsabilité, on peut prévoir de joyeuses batailles juridiques .Qui restera alors dans le désarroi ? certainement pas Prologis en tout cas !

        Chaque sté exerce sa propre surveillance en matière de sécurité : => toutes les entreprises n’accordent les mêmes valeurs aux mots " sécurité"et "prévention" d’après la DRIRE ,et les exemples ne manquent proche de Salbris. => comment aussi assurer cette prévention élémentaire au regard du turn-over salarial très important dans les activités logistiques ?

        En logistique, on a à faire à des entrepôts gigantesques de 1500, 3000 et 6000m2. En cas d’accident, le flux thermique serait lui horizontal

        Est-il vraiment sûr que le risque soit moindre ?

        Si le flux thermique est supérieur à celui étudié , que fait-on ? Je vous rappelle que d’après les logisticiens, la Sofred , le Conseil Général et la Mairie de Salbris , aucune plate-forme de cette dimension n’existe en Europe. Comment ont-ils fait pour évaluer les risques ? On connait parfois les précisions des statistiques .

        on s’arrêtera au flux thermique, mais il y en a d’autres. Il serait intéressant que d’autres personnes interviennent sur les autres risques.

        Vous avez dit moins dangereux ?

        • Vos questions autour du projet PROLOGIS 8 novembre 2008 19:03
          (Commentaire n°172, répond au commentaire 155)
          Je vous comprend trés bien. Ce qui me semble aussi terrifiant, c’ est la taille gigantesque du projet, et les quantités de produits "sensibles" (quel euphémisme !) qui y seront entreposées dans les conditions que vous relevez.
        • les démagos du dimanche en Sologne 9 novembre 2008 21:27
          (Commentaire n°177, répond au commentaire 155)

          Si on suit votre idée, il faudrait mieux 30 sites ICPE d’un hectares qu’un site ICPE de 30 hectares ; vous nous racontez que ce serait plus facile à contrôler par la DRIRE et par l’inspection du travail, s’il y en avait trente ?

          Vous nous racontez que 30 petits sites d’1 hectares seraient moins dangereux qu’un site de 30 hectares ; que l’organisation des secours serait plus rationnelle sur une multitudes de sites éparses que sur un grand site structuré.

          Vous expliquez que toute la législation environnementale initiée par l’Europe est une connerie...

          Dites, votre vrai problème c’est pas que ce serait moins dangereux si s’était plus loin de votre maison de campagne ?

          A côté de votre résidence principale, il doit y avoir quelques sites classés, vous mettez autant de hargne et de démagogie pour les faire fermer ?

      • Vos questions autour du projet PROLOGIS 7 novembre 2008 09:16
        (Commentaire n°158, répond au commentaire 141)
        Plus dangereux ? Qu’ est-ce que vous connaissez exactement sur le risque chimique ? Savez-vous ce qu’ est un gaz toxique, par exemple ? Allez donc voir à http://aida.ineris.fr/guide_technique/ind_gt.htm, et cliquez sur "Substances et préparations très toxiques et / ou toxiques", à gauche.
    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 2 novembre 2008 15:09
      (Commentaire n°143, répond au commentaire 139)
      Le Fréon est le nom commercial d’une famille de gaz hydrochlorofluorocarbonés (HCFC) ou chlorofluorocarbonés (CFC). Les CFC sont interdits en France, même en maintenance. Les HCFC sont toxiques essentiellement du point de vue environnemental (destruction de la couche d’ ozone) et leur interdiction totale est prévue pour 2015. Peu de chances donc que l’ on charge un réfrigérateur standard en fréon. En fait, les fluides frigorigènes utilisés pour l’ usage domestique sont actuellement plutôt le R134a et le R600a. Le R134a (alias 1,1,1,2 Tétrafluoroéthane, alias SOLKANE) n’ a jamais été classé toxique, et l’INRS nous dit que "La valeur limite d’exposition professionnelle proposée [est] particulièrement élevée". Donc, rien à craindre ici. Pour le R600a (alias isobutane alias méthylpropane ou 2-méthylpropane), c’ est son caractère inflammable qui présente un danger (limite d’explosion : mélange de 1,8 a 8,5% du volume d’air). Il n’ est pas toxique, mais pour le chargement d’ une unité de réfrigération, pas de flamme, pas de chalumeau, interdiction de fumer dans un atelier d’intervention, lequel doit être ventilé et équipé de dispositifs d’extraction basse. On est ici loin du simple stockage ! En fait, il y a un "glissement" de sens dans la communication sur la plate forme logistique envisagée à Salbris. Car si on regarde la documentation "ProLogisParkSalbris Région Centre" fournie officiellement par Prologis, on y lit que "Cette plate-forme logistique [...] est destinée à accueillir le stockage, la manutention, le colisage et la distribution de produits spécifiques dans les conditions de sécurité imposées par les nouvelles réglementations nationales et européennes" (source :http://www.prologiseurope.com/pdf/Salbris.pdf). Il n’ est pas question d’ installer des ateliers. Voici d’ ailleurs le sens précis de "plateforme logistique" (source : http://www.faq-logistique.com/Definition-Plate-Forme.htm) "Plate-forme (Hub) : Etablissement de passage des transporteurs plus dédié au cross-docking qu’au stockage proprement dit. Les produits en provenance de multiples origines sont regroupés afin d’être expédiés directement vers les destinataires. Le cross docking est un type de préparation de commandes permettant de se passer des phases de stockage des produits en entrepôt et du picking. Les colis sont regroupés par commande sur une plate-forme où ils ne font que transiter. Ils passent donc du transport amont au transport aval dans un délai très court." Ce qui implique immédiatement une rotation trés importante des transporteurs, et justifie l’ inquiétude de certains au sujet de la circulation induite par une plateforme de la taille de celle envisagée à Salbris.
      • Vos questions autour du projet PROLOGIS 5 novembre 2008 10:36, par jerome albaret
        (Commentaire n°154, répond au commentaire 143)

        Combien y aura t’il de FREON a SALBRIS ?

        S’il ne doit pas y avoir d’atelier de chargement de congelateurs ni de FREON a Salbris,pourquoi la Mairie consacre t’elle tout un paragraphe a cette activité

        On pourrait penser que le dossier est connu des services de la Mairie !

    • Frigos 3 novembre 2008 22:37, par kls
      (Commentaire n°146, répond au commentaire 139)
      C’est plutôt dans l’intérêt des travailleurs que de voir les gaz manipulés sur ce type d’infrastructure ; la réduction des risques à la source est le principal objectif de la législation SEVESO, celle-ci profite dans 99% des cas aux travailleurs. La sécurité des travailleurs est la principale préoccupation évoquée par la directive SEVESO avec la sécurité des personnes qui vivent dans le voisinage. Chaque site doit produire un « document unique » sur les risques professionnels, qui prend en compte les risques chroniques et accidentels auxquels sont soumis les travailleurs. L’interaction entre la sécurité du travailleur et la sécurité publique conduit aux services de l’inspection des installations classées et de l’inspection du travail à coopérer et notamment à échanger de nombreuses informations. Il est beaucoup plus sécurisant de voir les gaz manipulés dans de telles infrastructures que sur dans un atelier au milieu d’une zone d’activité. Dans le 93, un constructeur français injecte le gaz dans ses frigos dans une zone où il y a d’autres PME
    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 4 novembre 2008 19:08, par jerome ALBARET
      (Commentaire n°148, répond au commentaire 139)
      Combien y aura t’il de FREON a Salbris ? L’information de la Mairie Salbris nous a permis d’apprendre 2 ans aprés l’arreté prefectoral d’exploitation cette information importante : Il y aura un atelier de chargement de congelateur au FREON IL y a surement eu une etude de la DRIRE et des services de l’Etat. Pour avoir plus d’information il faut demander ces etudes
    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 5 novembre 2008 09:40, par Jean-Pierre Albertini - Maire de Salbris
      (Commentaire n°152, répond au commentaire 139)

      Monsieur, Je ne sais pas si des frigos seront achevés sur ce site. La note ci dessus ne fait que reprendre un exemple avancé par l’un des promoteurs de la plate-forme à l’occasion d’une réunion publique. La plate-forme concerne de la logistique intégrée, cela veut dire qu’une partie importante de la valeur ajoutée est réalisée dans les locaux de logistique car l’industriel à sous traité des prestations élargies à son logisticien, et notamment toutes les prestations soumises à la législation SEVESO. Pourquoi, parce que ces prestations ne peuvent pas être réalisées dans n’importe quel locaux ; il faut des immeubles qui résistent au feu, des immeubles qui supportent une explosion sans risque que celle-ci ne se propage à l’immeuble voisin. Il faut assurer une protection optimale des personnes qui travaillent sur le site… Ces plates-formes sont un gage de sécurité. Quant à dire avec certitude que des frigos seront assemblées sur ce site, je ne sais pas, en fait le consortium DERET-PROLOGIS prospecte des industriels susceptibles de leur confier des prestations, mais je n’ai pas à ce jour confirmation de la présence d’un groupe électroménager. Par ailleurs, je ne suis pas certain que les dernières technologies retiennent le Fréon comme gaz des frigos domestiques. Merci de votre participation à ce forum

      Le Maire de Salbris

    • Fréon 9 novembre 2008 23:27, par entendu à la réunion publique
      (Commentaire n°180, répond au commentaire 139)
      Cette histoire de frigos me dit quelque chose. Prologis (ou plutôt un bureau d’études) avait formulé l’hypothèse de réfrigérateurs qui verraient la mise en service de leur compresseur par l’installation du gaz, ou quelque chose comme cela. Mais je ne me souviens pas qu’ils aient cité un gaz, en tout cas pas le fréon...
      • Fréon ERRATUM 10 novembre 2008 15:20, par La Mairie
        (Commentaire n°182, répond au commentaire 180)

        Effectivement,

        Après avoir recoupé avec plusieurs personnes qui ont participé aux réunions publiques, il semble effectivement que si les promoteurs du projet ont évoqué l’hypothèse de charger des réfrigérateurs sur ce site, le nom du gaz n’a pas été cité.

        Il est également effectif que les réfrigérateurs utilisent désormais des gaz réputés moins toxiques que le fréon. Le gaz cité dans la note est une erreur.

  • Vos questions autour du projet PROLOGIS

    30 octobre 2008 14:23, par Jean-Pierre ALBERTINI Maire de Salbris
    (Commentaire n°137)

    Je note plusieurs commentaires pertinents sur ce forum.

    Concernant l’origine du projet, je peux confirmer que PROLOGIS cherchait à capter les marchés qui découlent de la législation environnementale européenne qui est très contraignante et que certains industriels préfèrent déléguer à des prestataires extérieurs, tel que l’a écrit un internaute. PROLOGIS recherchait effectivement un site loin des zones urbanisées en région Centre où le logisticien américain disposait déjà d’un partenaire local avec l’opérateur DERET. La commune de Salbris avait à l’époque fait réaliser une étude sur les perspectives de reconversion du site GIAT. Cette étude préconisait justement la recherche d’un mono client et la gestion de la législation environnementale. L’étude de la mairie de Salbris a été transmise à PROLOGIS par le Ministère de la Défense. Les investisseurs ont demandé à visiter le site en juillet 2003.

    Concernant les produits stockés, je confirme que cette plateforme est destinée à recevoir de nombreux produits de consommation courante, parmi lesquelles, certains sont considérés comme « très toxiques » ; l’enquête publique et les conclusions tenues à disposition de tous par la préfecture n’ont rien caché sur ce point. L’intérêt et l’objectif de cette plate-forme est de pouvoir traiter ces produits en toute sécurité. Nous sommes sur un bassin qui a une grande maîtrise du risque industriel et les collectivités ont fait un choix politique, celui d’accueillir une plate-forme logistique classée SEVESO. Nous assumons ce choix car non seulement ces plate-formes créent de nombreux emplois, mais aussi parce qu’elles ont été voulues par le législateur pour protéger l’environnement et les personnes. La caractéristique principale de cette plate-forme sera la sécurité, la super sécurité. J’ai assisté aux réunions de travail avec les techniciens de la DRIRE et je peux témoigner que rien n’a été laissé au hasard. Nous ne sommes pas dans une république bananière. Nous sommes dans un État de droit où la protection des personnes et de l’environnement est une priorité !

    Quant à savoir si la crise financière mondiale pourrait retarder la plate-forme, je n’en sais rien. J’ai bien entendu interrogé les investisseurs qui m’ont répondu que pour le moment ils avaient du mal à évaluer l’impact de cette crise sur leur activité et que de toute façon la plate-forme de Salbris se ferait car la France avait besoin de développer des sites logistiques classés SEVESO. Si toutefois la crise venait à retarder la première pierre, alors je pense que ceux qui reçoivent en ce moment des lettres de licenciement pourraient remercier les châtelains voisins qui ont fait perdre 18 mois à cause d’un contentieux grotesque !!!

    Le Maire de Salbris

    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 31 octobre 2008 12:29
      (Commentaire n°138, répond au commentaire 137)
      "Concernant les produits stockés, je confirme que cette plateforme est destinée à recevoir de nombreux produits de consommation courante, parmi lesquelles, certains sont considérés comme « très toxiques »". Impossible, Monsieur le Maire. Un produit classé "trés toxique" ne sera jamais un produit de "consommation courante", de supermarché, et accessible à tous librement. Voyez la réglementation. Si lors de l’ enquête publique, il n’ y a pas eu de réactions à ce sujet, c’ est que pratiquement personne ne comprenait de quoi il s’ agissait, et les promoteurs du projet ne semblent pas avoir insisté sur le sujet. Ces produits sont, dans certains pays, soumis à une règlementation trés sévère. Exemple du Canada (source : http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pubs/indust/cccr-2001-rpccc/ref_man/sec-38-article-fra.php) : "Les produits classés dans la sous-catégorie très toxique sont trop dangereux pour les mettre à la disposition courante des consommateurs qui n’ont pas les connaissances ni la formation spécialisée pour utiliser ces produits. Il n’y a pas actuellement de produits de consommation de cette sous-catégorie sur le marché." Reprenons en choeur : "Il n’y a pas actuellement de produits de consommation de cette sous-catégorie sur le marché.". Et c’ est du pareil au même en France. Curieux quand même que les promoteurs du projet ne soient pas au courant, alors que n’ importe quel chef de rayon droguerie ou jardinage d’ un supermarché connait cela.
      • Il y a des produits toxiques dans les produits de consommation courante ! 3 novembre 2008 22:57, par Etienne
        (Commentaire n°147, répond au commentaire 138)

        Regardez la question d’André ROBERT ; elle démonte vos affirmations et vos raccourcis :

        - un frigo, c’est un produit de consommation courante
        - le FREON, c’est un gaz toxique

        Il faut bien mettre le gaz toxique dans le frigo ! Il n’y vient pas tout seul. Le lien qui vous manque entre le produit toxique et le produit de consommation courante, vous l’avez saisi maintenant ?

        • Il y a des produits toxiques dans les produits de consommation courante ! 8 novembre 2008 19:10
          (Commentaire n°174, répond au commentaire 147)

          Encore plus simple. Le gaz carbonique est toxique. Pour fabriquer le coca-cola, on amène donc un liquide d’ une part, et d’ autre part, dans l’ atelier de logistique intégrée AUX NORMES, on met les bulles ! Si, si, c’ est vrai. Vive la logistique.

          Bon. Avant toute chose, vérifiez que le fréon est classé "Toxique" selon la nomenclature ICPE.

      • Vos questions autour du projet PROLOGIS 5 novembre 2008 09:42, par Jean-Pierre Albertini - Maire de Salbris
        (Commentaire n°153, répond au commentaire 138)

        Monsieur, Au vu de votre maîtrise du sujet et de votre niveau d’information, je pense qu’il y a un bout de mauvaise foi à vous voir nier l’évidence que des produits très toxiques entrent dans la composition de produits de consommation courante. Je pense néanmoins que la question sous-jacente à votre propos est pertinente. Vous suggérez que les logisticiens pourraient utiliser cette plate-forme pour stocker uniquement des produits très toxiques en très grande quantité. Ils avancent la volonté de stocker des produits de consommation courante pour obtenir l’adhésion des pouvoirs publics et des populations locales et, au final, ils pourraient ne stocker que des produits très dangereux.. Cette question, je me la suis pausée moi-même dès l’origine du projet. Dès lors que pour être très réactive à sa clientèle, une plateforme de logistique intégrée doit bénéficier du panel le plus large des autorisations ICPE, elle peut effectivement aussi faire un simple stockage de produits dangereux. J’ai fait expertiser la question à un de nos partenaires de la reconversion de GIAT, la société de reconversion SOFRED, spécialiste notamment des problématiques de logistique, nos conseils nous ont répondu que cette hypothèse est très peu probable ; Salbris est trop éloigné des sites de production de ces produits pour que leur stockage soit rentable d’un point de vue logistique. Notre positionnement géographique nous renvoie sur les flux de produits juste en amont de leur distribution. Conclusion : certes le stockage pur et simple de produits très toxique peut arriver sur une plate-forme de logistique intégrée, mais il est toujours marginal et concernant la plate-forme de Salbris, elle est clairement destinée à recevoir des produits qui iront ensuite directement sur leurs sites de distribution, ce qui n’est pas le cas des produits « très toxiques » non transformés tel que vous l’avez démontré vous-même. Merci de votre participation à ce forum

        Le Maire de Salbris

    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 7 novembre 2008 09:29
      (Commentaire n°160, répond au commentaire 137)

      Pour compléter l’ information relative à l’ emploi dans le secteur de la logistique, voici quelques rapides extraits de la 14e enquête sur les besoins en emplois et en formations dans les fonctions de la logistique réalisée du 22 janvier au 08 février 2008, basée sur une population de référence de 7 331 établissements d’au moins 100 salariés répartis sur tout l’hexagone et appartenant à sept secteurs d’activité clés retenus en raison notamment de leur poids en effectifs logistiques, par le Département des Etudes et Recherches de l’ Institut Pédagogique du Transport et de la Logistique. ==

      L’activité logistique est, comme le reste de l’économie, portée par la demande intérieure. La consommation intérieure est globalement donnée comme le principal facteur influençant la demande de prestations logistiques

      Les agences d’intérim deviennent le 1er organisme de placement des opérateurs. En fait, l’année 2007 est fortement marquée par le bond, qui s’esquissait déjà en 2006, de la part de marché des agences d’intérim en tant qu’organisme de placement, en particulier pour les candidats de moindre niveau de qualification, dont elles sont réputées avoir une meilleure connaissance : 29,6% des enquêtés se seraient adressés à elles en 2007 pour satisfaire des offres d’opérateurs. La progression du recours aux agences d’intérim, concomitante à la loi du 18 janvier 2005, qui signe la fin du monopole de l’agence publique, a toutes les chances de se poursuivre au détriment de l’ANPE, qui est désormais reléguée au second plan, avec moins d’un établissement sur cinq faisant appel à l’agence nationale pour pourvoir des postes d’opérateurs logistiques.

      La principale difficulté rencontrée pour les postes de cadres et techniciens/agents de maîtrise s’explique par le manque de candidats adéquats

      Le faible nombre de candidatures reçues est le principal obstacle rencontré lorsqu’il s’agit de pourvoir des postes à l’encadrement, mais aussi des postes de techniciens et agents de maîtrise en logistique. Cette raison est plus fréquemment citée en 2007 que les années précédentes, les employeurs se heurtant aux effets de ciseaux de la pyramide des âges : les sorties du système éducatif peinent à endiguer la montée en charge des départ en retraite.

      Quant aux difficultés de recrutement des postes d’opérateurs, elles s’expliquent largement par le manque de motivation des candidats (+ 3,2% d’établissements ayant cité l’item cette année).

      La manque de motivation des candidats, prégnant chez les opérateurs, est attribué aux faibles rémunérations

      Explosion de l’intérim : les 3⁄4 des établissements y recourent

      Les durées les plus fréquentes de ces missions sont comprises entre 2 semaines et 3 mois (58,4% des établissements). Elles apparaissent donc très longues au regard de ce qui se pratique dans l’ensemble de l’économie française, puisque, tous emplois confondus, 60,3 % des missions durent au plus une semaine, et on compte 23,3 % de missions réalisées sur une journée (source : UNEDIC, 2006).

      Raisons du manque de motivation des candidats (en pourcentage d’établissements ayant cité l’item)

      pour 2006//2007 Rémunérations trop faibles 30,8%//43,7% Pénibilité du travail 35,1% //40,3% Contrat proposé trop court ou à temps partiel 2,9%//5,4% Contraintes horaires 25,3%//19,7% Mauvaise réputation des métiers de la logistique 14,4%//16,9% Problèmes de comportement 42,3%//27,0% Autres 15,7%//3,1%

      43,7% des responsables qui déplorent le manque de motivation de leurs candidats mettent explicitement en cause le niveau de rémunération comme motif de désaffection pour les métiers de la logistique. On peut penser que, dans un contexte où les ménages, extrêmement sensibles aux variations de l’inflation, sont préoccupés par le maintien de leur pouvoir d’achat, la question de la revalorisation des revenus d’activité revienne au premier plan. La pénibilité du travail est également avancée par 40,3% des répondants.

  • Vos questions autour du projet PROLOGIS

    26 octobre 2008 01:17
    (Commentaire n°128)

    Vous évoquez le stockage de produits classés sous 23 rubriques ; quelles sont ces rubriques exactement ?

    Vous évoquez les emplois créés ; d’après ce que vous écrivez, on ne connait pas avec certitude le profil des emplois qui pourront être proposés puisque les avis divergent, pas plus,que leurs nombres puisque vous dites qu’il sera fonction de l’activité principale de l’entreprise. Est-il possible que malgré les études , et surtout en période de crise, les entreprises locataires économisent sur l’emploi salarié et , en fin de compte , ne créent pas les emplois attendus ?

    Il faudrait que les emplois qui vont être créés soit des plein temps sinon on ne pourra pas jamais boucler les fins de mois ....Comment savoir alors qu’on ne sait même pas quels seront précisemment les emplois , et leurs nombres ?

    • Les fins de mois des Caillau, Ranger, Paulstra et Porcelaine de Sologne 26 octobre 2008 20:47, par Hector
      (Commentaire n°130, répond au commentaire 128)
      En ce moment, ce sont les fins de mois des Caillau, Ranger, Paulstra et Porcelaine de Sologne qui posent problème. Si un ou deux nantis n’avaient pas retardé Prologis, ont connaitrait le nombre et la nature des emplois de Prologis en ce moment au lieu de spéculer sur l’incidence de la crise sur ce projet !!!!!
      • Les fins de mois des Caillau, Ranger, Paulstra et Porcelaine de Sologne 27 octobre 2008 16:24
        (Commentaire n°132, répond au commentaire 130)
        Prologis et Deret n’ auraient pu à aucun moment vous dire le nombre et la nature exacte des emplois car eux-mêmes ne le savaient pas. Les chiffres avancés étaient des projections à partir du passé proche, d’ abord rendues incertaines par l’ évolution rapide du marché de la logistique, et maintenant obsolètes du fait de la situation. Car ceux qui vont créer des emplois, ce sont uniquement les clients de Prologis-Deret. Et en période de récession, les pronostics sont plutôt négatifs. Pensez à Quelle, à la Camif, deux bons clients de Deret.
    • Vos questions autour du projet PROLOGIS 27 octobre 2008 20:52
      (Commentaire n°134, répond au commentaire 128)
      "Vous évoquez le stockage de produits classés sous 23 rubriques ; quelles sont ces rubriques exactement ? " Réponse : Certaines de ces rubriques sont "chaudes" : "T+" et "T", i.e. pour les non-initiés, "trés toxiques" et "toxiques", correspondant à des machins pour lesquels, dans le cas des agriculteurs (il en existe encore), il faut remplir des formulaires, justifier de leur usage, vérifier que la vitesses du vent au moment de leur utilisation était conforme aux recommandations de la brochure fournie à leur achat. Et il y a des contrôles. On a sur l’ emballage ces symboles "T" ou "T+" en noir sur fond jaune, avec une tête de mort. Pour ce qui est de la catégorisation T ou T+, elle est du même ordre que celle du "tableau A" en pharmacie : indépendante de la quantité, elle est liée à une propriété toxicologique appelée "la dose létale". Les produits "toxiques" au sens commun, ceux que l’ on trouve en supermarché par exemple, portent un sigle "Xi" ou "Xn", ce qui signifie"nocif". La nomenclature ICPE tient compte de cette classification ET de la quantité. C’ est le B-A BA de la directive SEVESO. Laquelle, que ce soit Seveso1 ou Seveso2, ce qui est du pareil au même, ne doit pas occulter le fait qu’ il y a deux Seveso : Seveso seuil bas, et Seveso seuil haut, appelée ainsi car avec servitude. A Salbris, on est dans le deuxième cas.
  • Comment sont-ils venus ?

    15 octobre 2008 11:53
    (Commentaire n°126)
    Pourquoi Prologis est venu à Salbris et comment sont-ils venus ?
    • Comment sont-ils venus ? 27 octobre 2008 16:57
      (Commentaire n°133, répond au commentaire 126)
      Prologis, classé REIT aux USA, est venu s’ installer en Europe parce qu’ il y avait des parts de marché à saisir, du fait que les industriels ont préféré confier leurs opérations de logistique à des prestataires, ceci afin de minimiser les coûts non seulement de la remise aux normes européennes de leurs installations, -ce qui est la version officielle-, mais encore, et là, on est plus discret, pour pouvoir "dégraisser" le personnel sans risquer trop. Pourquoi la France ? parce que c’ est un pays pivot entre deux Europes développées : celle du Nord, -Allemagne, Hollande etc.-, et celle du Sud, -Italie, Espagne, etc. . De plus, à partir de là, l’ extension des activités vers l’ Est et les pays en voie de développement de la CE est envisageable, et même en cours, ce qui est clair quand on regarde le développement des bases logistiques vers l’ Alsace et les grands "hubs" placés plutôt vers l’ Allemagne. Pourquoi Salbris ? Outre les" bonnes raisons" habituelles, -sur lesquelles on pourrait discuter passablement-, parce que Salbris est merveilleusement situé sur l’ axe des ports de l’Europe du Nord (Belgique, Hollande, etc.) et Marseille, premier port de L’ Europe du Sud, ce qui facilite le transit entre les deux zones. Un emplacement stratégique de première classe à ne pas laisser files aux mains de concurrents. Et pour clore l’ information, pourquoi le forcing sur l’ Europe ? Parce que sur les USA, ça semble mal se passer pour Prologis (symbole : PLD. cotation : le 19/05/2008, 65,64 $ ; et à l’ instant-même, 11,88 $). Il faut bien que l’ argent des "nantis" fasse des petits en toute saison. Pas vrai ? A méditer.

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