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Vers la limitation des grandes clôtures

lundi 15 septembre 2008, par La Mairie


Clôtures en Sologne Vers la limitation des grandes clôtures ?

Les mairies de Sologne sont souvent sollicitées par leurs administrés « Que comptez-vous faire contre la prolifération des grandes clôtures ? » Le plus étonnant est que la question ne venait pas particulièrement des défenseurs de l’environnement, mais de personnes qui se revendiquaient de la chasse et qui reprochent à ces clôtures « de gêner considérablement la circulation des grands animaux et de porter atteinte au patrimoine cygénétique de la Sologne ».

Il est effectif que ces grandes clôtures ont tendance à fortement se multiplier. Il faut préciser qu’elles offrent de nombreux avantages à leurs propriétaires. Les enclos de chasse ne sont pas assujettis à la réglementation générale de la chasse notamment en ce qui concerne les périodes de chasse ; on peut y chasser toute l’année. L’enclos n’est pas non plus soumis au droit d’accès et de contrôle des agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ; l’enclos est en effet considéré comme le prolongement du domicile de son occupant et bénéficie de la même protection. En conséquence, les agents chargés de la police de la chasse ne peuvent y pénétrer que sur commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction et dans le cadre d’une enquête judiciaire. Le gibier qui se trouve dans l’enclos, n’est pas considéré comme « res nullius » n’appartenant à personne, mais comme « res propria » appartenant au propriétaire de l’enclos.


Qu’est-ce qu’un Enclos de chasse ?

La définition de l’enclos de chasse est donnée par l’article L. 424-3 du Code de l’environnement (ancien article L.224-3 du Code rural). II s’agit d’un terrain attenant à une habitation et entouré d’une clôture continue et constante faisant obstacle à toute communication avec les héritages voisins et empêchant complètement le passage du gibier à poil et de l’homme. La clôture elle doit avoir une hauteur d’au moins 2 mètres, être enterrée dans le sol de 30 à 50 centimètres, elle doit résister à la poussée des grands animaux et empêcher le passage des petits mammifères chassables. Les issues doivent de plus être fermées en permanence.


Ce statut juridique particulier et la possibilité de chasser toute l’année ont logiquement suscité l’intérêt de passionnés de chasse sincères qui peuvent ainsi pratiquer leur sport favori toute l’année et gérer leur cheptel de gibier.

Mais c’est la multiplication des enclos qui semble inquiéter les autres chasseurs, les écologistes, les élus locaux et les voisins. Certains enclos peuvent faire plusieurs centaines d’hectares, il n’est pas rare sur certains secteurs de voir plusieurs enclos mitoyens, laissant apparaître de nombreux kilomètres grillagés sur le bord des routes.

Outre le volet environnemental et cygénétique, certains élus locaux constatent que, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, les routes bordées par les grandes clôtures sont plus accidentogènes pour les rencontres avec le gibier que celles qui n’ont pas de clôtures. Le gibier resterait sur la route en longeant les clôtures dans l’espoir de trouver un passage, ce qui augmenterait les risques de collisions avec les véhicules.

Devant ce problème, le législateur a été saisi.

Sans attendre des modifications législatives, des élus locaux ont décidé de s’organiser. C’est notamment le cas des élus de la Sologne des Rivières qui ont mis en place un groupe de travail associant d’autres élus de Sologne, des représentants des chasseurs, des agriculteurs et le monde associatif [1]. C’est dans le cadre de la préparation du PLU de la commune de Salbris que la solution a été trouvée : les maires sont compétents pour l’occupation du sol. L’édification des clôtures est soumise à autorisation et c’est le Plan Local d’Urbanisme qui définit la nature des clôtures autorisées. bientôt, le PLU de Salbris réglementera l’édification des clôtures en zone naturelle. Désormais, les clôtures ne pourront plus excéder 1,20 m en zone naturelle. Elles seront de « type agricole » et composées de trois fils de fer.

D’après le Maire de Salbris, Jean-Pierre ALBERTINI, « l’objectif est de préserver le passage des grands gibiers, essentiel à l’équilibre cygénétique de notre environnement, il s’agit aussi de préserver l’esthétique de notre Sologne … »

D’autres communes de Sologne préparent également leur PLU en se moment et vont être amenées à examiner cette question des grandes clôtures.

Cette réglementation ne remettra pas en cause les grandes clôtures existantes, elle permettra par contre de faire obstacle à l’édification de nouvelles


La réglementation des clôtures en zone naturelle à Salbris :

L’utilisation d’un grillage à l’intérieur des propriétés, d’une hauteur maximum de 1,20 mètre n’est autorisée dans un périmètre maximum de 100 mètres autour des habitations. L’enfouissement du grillage n’est pas autorisé. Les autres clôtures seront de type agricole. Elles seront constituées de pieux de bois et de trois fils de fer répartis. N’est pas autorisé :
- Les piquets en fer
- Les poteaux béton.

Exception : La hauteur des clôtures ne doit pas dépasser 1,20 mètre. Des exceptions sont tolérées dans les cas suivants :
- Activité d’élevage déclarée auprès des instances agricoles.
- Activité sylvicole sur une période de 5 ans pour la protection des jeunes plants. Obligation de démontage et de remise en état à l’issue de cette période, si le stade du peuplement le permet.

Dans ces deux cas, la hauteur maximum autorisée est de 1,80 mètre. L’utilisation du grillage fer est tolérée ainsi que son enfouissement sur 50 cm maximum.

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10 Messages de forum

  • Vers la limitation des grandes clôtures

    15 octobre 2008 09:18
    (Commentaire n°125)

    Le Maire voulait publier des noms : Qu’il nous donne les noms des propriétaires qui posent des grandes clôtures et les noms des propriétaires qui font des recours contre les projets de développement de la Sologne.

    Je ne serais pas étonnée que les listes se recoupent !

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  • Vers la limitation des grandes clôtures

    20 septembre 2008 14:14, par gros gibier
    (Commentaire n°91)

    Enfin une collectivité qui prend le problème à bras le corps. Est-ce que personne ne se rend compte que la prolifération des enclos va bouleverser les grands passages et détruire le patrimoine cygénétique de la Sologne.

    L’enclos n’est pas une ineptie en soit, c’est le nombre d’enclos sur un territoire qui est grave. Que fait le législateur ? Il est urgent de mettre un plafond au nombre d’enclos sur un territoire. Il faut modifier le code rural. 200 ha par kilomètre carré devrait être un plafond.

    Les députés de Sologne devraient déposer une proposition de loi ensemble.

    En tout cas j’espère au moins que la fédération de chasse applaudit des deux mains.

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    • Vers la limitation des grandes clôtures 22 septembre 2008 19:05
      (Commentaire n°98, répond au commentaire 91)
      Voila enfin une mesure qui va dans le bon sens et qui je l’espère sera bientôt appliquée sur tout le territoire forestier Français. Protégeons notre nature en favorisant les échanges cynégétiques. Les clôtures sont d’une autre époque.

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      • Vers la limitation des grandes clôtures 26 octobre 2008 09:07, par L’interet general est un mot bien utile pour supprimer les libertés (...)
        (Commentaire n°129, répond au commentaire 98)

        L’aberration totale de l’interdiction des grandes clotures va dans le sens de ce collectivisme effréné qui continue chaque année de déposséder un peu plus les propriétaires de leur terre.

        La sologne se meurt de l’engouement pour le grand gibier les biotopes sont dévastés, le piégeage abandonné.

        Une fois le droit de se préserver perdu cela sera sans retour, rien n’est fait pour respecter la propriété privé. les ramasseurs de champignons pas poursuivis par exemple témoigne bien du climat vers lequel nous allons.

        Dans dix, quinze ans ou en seront nous.

        Ma propriété n’est pas cloturée mais on voit bien ce que de telles mesures ont comme objectif : Dépossession du propriétaire de ses droits sur son territoire par des controles réguliers et multiples.

        C’est une des dernières libertés fondamentales qui tombeent et tous les inconscients qui y souscrivent pensant rester libres ont livré leur dernier libre arbitre.Ils se rendront trop tard compte qu’ils ne sont plus propriétaire mais gestionnaire d’un territoire au profit de la collectivité.Il y perdront jusqu’a leur droit de chasse.

        Ci-git la dernière des libertés fondamentales : le droit de pouvoir être maître chez soi

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        • Vers la limitation des grandes clôtures 26 octobre 2008 21:06, par Hugo CHAVEZ
          (Commentaire n°131, répond au commentaire 129)

          N’importe quoi !! Pour vous le droit de propriété est atteint si le propriétaire ne peut pas construire ce qu’il veut où il veut. Vous êtes partisan de l’interdiction des plans d’occupation des sols et des permis de construire ?

          Le fait d’interdire des clôtures grillagées de deux mètres, enterrées qui empêchent le gibier de circuler librement, c’est une mesure de salubrité publique, mais cela n’interdit en rien de faire des clôtures normales, comme il y en a dans toutes les campagnes de France. Si les Maires n’agissent pas vite, la Sologne sera une additions de réserves.

          Quant aux voleurs de champignons qui vous terrorisent, ils font partie du folklore Solognot. Et ne vous imaginez pas qu’une clôture de 2 m de haut les arrête... vous rêvez. Le seul handicape qu’ils connaissent, c’est de garer la voiture. Pausez donc une simple barrière au début de vos allées en bordure de route. Le plus efficace est encore de ramasser vos champignons avant eux...

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          • Vers la limitation des grandes clôtures 28 octobre 2008 11:49
            (Commentaire n°135, répond au commentaire 131)

            Comme toujours les gens de votre sorte sont excessifs.

            Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi n’importe ou. Il s’agit de respecter le droit du propriétaire de faire ce que bon lui semble chez lui .

            Ce droit est systématiquement grignoté de façon,a la fois légale et illégale, notamment par l’absence de poursuite contre ces ramasseurs de champignons qui ne me terrorisent pas mais volent et bafouent sans cesse notre droit.

            Il semble que dans cette société la justice ne soit reconnue que de façon très subjective et parcimonieuse.

            Quand à la soi disant salubrité publique c’est bien là la façon de déranger les grands mots pour imposer sans cesse des mesures dont l’objectif est décrit plus haut.

            L’intéret général et je le redis, sert systématiquement de caution à tout et n’importe quoi et conduit par conséquent à de nombreuses abérrations.

            Une propriété bien gérée et cela est d’autant plus facile que l’on est moins dérangé,ne pose aucun problème à la collectivité bien au contraire.

            Quand à mes champignons si j’ai bien compris, je devrais me dépécher de les ramasser partout dans mes bois pour que les voleurs n’en aient plus ....

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            • Vers la limitation des grandes clôtures 29 octobre 2008 09:39, par GG
              (Commentaire n°136, répond au commentaire 135)

              Vous pouvez en effet les ramasser et au cas ou vous en auriez de trop, vous pourriez les distribuer gratuitement sur les marchés ou dans les maisons de retraite.

              Merci pour eux d’avance

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            • Vers la limitation des grandes clôtures 31 janvier 2009 21:43, par Léon
              (Commentaire n°247, répond au commentaire 135)
              Les propriétés bien gérées, il en reste bien peu. Depuis la fin de l’agriculture, les grands domaines de chasse viennent consacrer la déshérence de la campagne Solognote...

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          • Vers la limitation des grandes clôtures 2 février 2009 19:50
            (Commentaire n°249, répond au commentaire 131)
            Je souhaite réagir à votre phrase : "Quant aux voleurs de champignons qui vous terrorisent, ils font partie du folklore Solognot. Et ne vous imaginez pas qu’une clôture de 2 m de haut les arrête... vous rêvez." Autant je suis gènée par ces immenses domaines qui ne produisent que de l’envie. Autant je suis gènée quand des domaines sont acquis par des rois de république bananière, en grande partie grace aux fonds qu’ils obtiennent puis oublient de redistribuer à leurs destinataires, autant je trouve qu’un propriétaire qui a acquis son bien de manière civilisée et légale a droit qu’on le respecte ; Que diriez vous si, au nom du folklore, j’allais chez vous, dévaliser les fraises que vous avez eu du mal à planter, ou couper vos massifs de fleurs ? Rien à voir, me direz vous, le champignon pousse naturellement et sans effort. Quand bien même ! Vous entrez délibérément chez quelqu’un pour y voler quelque chose. Alors aucun floklore la dedans, si ce n’est une malice à chiper à "ce sale richard de bourge" ces magnifiques champignons. Les temps ont changés, heureusement, mais j’ai encore en mémoire l’époque pas si lointaine, où on se faisait chasser des chemins communaux par les propriétaires dont la terre longeait ce chemin, et j’ai moi même été mordue par un labrador au cours d’une de mes balades. Les chemins sont accessibles maintenant, et c’est une bonne chose, alors pourquoi abuser de la sorte, en allant plus loin que de raison ? En ce qui me concerne, j’ai une méthode qui marche bien : je demande l’autorisation, et montre mon panier avant. Et ça marche. Mais peut ètre le gout du fruit défendu est il plus agréable à certains palais

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            • Vers la limitation des grandes clôtures 22 janvier 2010 13:10
              (Commentaire n°422, répond au commentaire 249)

              Le débat lancé ici est intéressant et vos arguments se valent. Cependant, outre les questions de droit de propriété et de ramasseurs de champignons, il faut aussi penser au développement économique de la Sologne ainsi qu’aux problèmes écologiques engendrés par les enclos.

              La Sologne autrefois terre agricole à évoluée vers une terre de chasse et de tourisme. Si trop de propriétaires clôturent et interdisent le moindre accès à leur propriété, la Sologne deviendra uniquement terre de chasse. "Et qu’elle chasse !" dirais-je, prélever des animaux dans un enclos pour faciliter la tache des chasseurs et augmenter le tableau ? Qu’elle image de la chasse veut on donner ? De plus une propriété grillagée porte préjudice aux propriétés de chasse voisines qui ne désirent pas forcément chasser le long des grillages. C’est l’éthique de la chasse qui est ici remis en question.

              Quand aux problèmes écologiques, n’oublions pas que l’enclos provoque la consanguinité et la perte de patrimoine génétique de la faune en générale et un appauvrissement en terme de biodiversité.

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